Des histoires fantastiques et des contes vécuent lors de mes parties de jeux de rôle. Bonne Lecture!

lundi 5 juillet 2021

Campagne de l'Appel de Cthulhu: Le Jour de la Bête: Chapitre 8: "Le château des ténèbres"

Après les révélations du chapitre 7, nos amis ont décidé de pousser leur investigation vers la seule piste à leur disposition: une adresse poste restante en Roumanie au nom du baron Hauptmann, l'homme derrière les évènements de Londres et de Boston.



26 Janvier 1929: 

Gabriella, notre médium, Simeon, libraire de New-York et Mieszko , notre infirmier arrivent à la gare de Klausenbourg, dans la "riante" région de Roumanie voisine de la Transylvanie.


Nos amis se renseignent au bureau de poste restante et apprennent rapidement que non le baron Hauptmann n'habite pas ici mais dans son château, en Transylvanie, sur les hauteurs du village de Drovosna.

Après quelques achats en manteaux et vêtements chauds, notre fine équipe réserve un fiacre pour le lendemain, destination: une forteresse tenue par un homme qui semble l'éminence grise derrière un vaste complot... ^^

Un trajet en charrette, sous la neige qui tombe lourdement


Voir Drovosna et mourir:

Il n'existe à Drovosna qu'un seul "hôtel" qui tient plus de l'auberge-relais du haut moyen-âge que de la résidence touristique.

L'auberge est tenue par Radu, son épouse Dakaria et ses deux grands enfants: le solitaire Valeru et la beaucoup moins solitaire voire même un peu trop présente Oana.

 
Dakaria
 

Oana

Mais l'ambiance est conviviale: Radu joue avec des amis à un jeu de dés un peu étrange mais proposent à Simeon et Mieszko de jouer. Avec l'aide d'un peu d'eau de vie, nos investigateurs apprennent que l'ancêtre du baron était une belle pourriture: un vrai vampire qu'il a fallut chassé du château par les fourches et les flammes sous la bénédiction du Saint Esprit! 

Radu
Aujourd'hui personne ne veut trop savoir ce qui se trame là-haut et personne, au village, n'aime parler de la forteresse Hauptmann...

Après ces "révélations" (ou racontars de villageois superstitieux) , il est temps d'aller dormir.









C'est au milieu de la nuit que Mieszko croit entendre, dans la tempête de neige qui se lève, le rire d'un enfant contre sa fenêtre lourdement barrée.


Le lendemain matin, le 28 janvier, nos amis décident de rendre une visite au Père Càpreanu.



Ce dernier les reçoit dans une église qui ressemble davantage à un fortin qu'à un lieu de culte.



Il leur apprend que le baron actuel n'a rien à voir avec son ancêtre: il a certes un aspect bourru de géant aux cheveux bruns mais il a engagé un secrétaire anglais, un blondinet svelte, pour lui apporter un peu plus de "nouvelles idées". En fait c'est surtout pour lui permettre de faire des affaires avec le reste de l'Europe.

Le prêtre, sans grande conviction, les laisse explorer les archives dans un des étages de la tour de garde.

Nos investigateurs découvrent :

  • en 1545, la paroisse de Drovosna engagea des poursuites officielles contre le baron, 7ème du nom, l'accusant de séquestration et torture,
  • en 1549, le baron est excommunié par l'Eglise orthodoxe roumaine,
  • entre 1546 et 1552, une série de cas de vampirisme se produit. Les documents ne laissent supposer aucun lien avec les deux informations précédentes,
  • en 1626, le baron du moment est soupçonné d'avoir enlevé un jeune fille du village et de la séquestrer dans son château. Plusieurs jours après, son corps mutilé est jeté du haut des remparts,
  • parmi les archives se trouve le récit de Jan Sevchik, datant de 1632 qui retrace l'assaut du château par les villageois pour chasser le monstre,
  • en 1886, le comte hongrois Spàngylesz, en visite prolongée chez le baron, disparaît mystérieusement, sans laisser de traces. Des amis et la famille du comte se rendirent à Drovosna pour enquêter, mais ils ne purent s'entretenir avec le baron. Le comte est décrit comme un homme aux cheveux bruns, musclé et trapu.


Le village ne proposant pas beaucoup d'activité, l'équipe retourne à l'auberge en milieu d'après-midi. Ils y croisent Jànos Kovàcs, un étudiant en botanique qui fait des relevés sur le terrain. Nos amis trouvent l'excuse bidon car il n'y a pas loin de 30cm de neige dehors... Notre soi-disant étudiant, en toute discrétion et sous-entendu, demande à Gabriella et consorts de ne surtout pas approcher du château et du baron qui est un homme dangereux...



Malgré l'avertissement, nos amis décident d'envoyer un message au baron pour le rencontrer. La réponse ne tarde pas: demain, milieu d'après-midi.


Dans la nuit, Mieszko est réveillé par le même rire d'enfant, juste derrière le lourd volet de sa fenêtre. Il décide d'entrouvrir sa fenêtre et entend clairement ce même rire un peu dément. Il ouvre le volet pour regarder dehors mais ne voit absolument rien en dehors de la neige qui tombe.

Soudain le volet lui est arraché des mains et claque avec violence contre le mur. Une présence semble se déverser par la fenêtre dans sa chambre: une chose invisible semble vouloir s'en prendre à notre infirmier.

Mieszko ne perd pas son sang froid et sort son fidèle révolver et tire vers la "chose invisible". Le bruit de la détonation réveille Gabrielle et Simeon qui découvrent une scène étrange: Mieszko, au sol, le cou perforé et son sang semble remonter dans le vide le long d'un "tentacule" partiellement visible vers le centre de la chose qui n'est qu'un amas de chair répugnant.

La "chose" lâche sa "proie" et force le passage en fuyant par la fenêtre.

Gabriella sonde mystiquement la chambre et pour elle, aucun doute, la chose a un maître qui a décidé de "rappeler" sa créature.

Radu, mais surtout sa compagne, soigne notre pauvre infirmier qui garde une vilaine cicatrice à la base du cou.


Le 29 janvier, c'est la jour de l'invitation au château. Un homme aux étranges lunettes de vue vient chercher nos investigateurs et les emmènent, dans une charrette, à la forteresse.


Nos amis reconnaissent ces lunettes: ceux sont les mêmes que celles qui ont provoqué le drame à Boston...

Ils entrent dans une vaste salle de réception où le baron les attends, en plein sous la lumière d'une fenêtre. Mais le baron est un gringalet blond et non le colosse attendu. Nos amis s'étonnent mais le baron les rassure: les villageois confondent tout et oublie que le temps passe...


Pour notre équipe, l'explication est bien plus glaciale: le baron Hauptmann occupe actuellement ce corps comme il a dû en occuper des centaines depuis le moyen-âge...

Le baron interroge Gabriella sur leur présence ici. Cette dernière brode une histoire sur la curiosité et le goût pour la région quand soudain, en un regard du baron, elle commence à tout dévoiler: les lettres retrouvées à Boston, son implication dans un complot mondial... absolument tout sans n'avoir d 'autre choix que de continuer à parler.

L'influence du baron n'est peut-être pas si éloignée de celle de son vampire d'ancêtre.

Nos investigateurs décident de prendre un verre et un peu des friandises présentes. Un égarement qui s'avère vide lourd de conséquences quand ils basculent tous les trois dans un profond sommeil...


Plus tard...

Nos amis se réveillent dans un cachot, débarrassé de leurs affaires. Le baron et ses hommes de mains les conduisent manu militari dans une chambre de torture "d'époque" mais qui, hélas, semble parfaitement en état "de marche". Preuve sinistre de son utilisation récente, le corps de l'étudiant/espion gît sur une des tables. Le baron pousse ce corps sans difficulté et propose à nos amis un marché sinistre: qui va accepter d'être torturé contre la promesse de leur laisser une chance de s'enfuir?

Le baron explique qu'il aime bien "travailler" en musique et que depuis son bureau il entends les hurlements...

C'est Mieszco qui accepte cette folie. Gabirella et Simeon, depuis la cellule, entendent rapidement les hurlements, les cris, les bruits des os brisés de leur ami. ces bruits se gravent dans leurs esprits avant qu'ils ne perdent connaissance.

Mieszco est le premier à se réveiller: il se souvient parfaitement des dégâts sur son corps: le bruit de la scie qui coupe sa cheville gauche, la dissection de son bras gauche, les coups de masse sur son ventre. Pourtant il n'a pas de trace, seulement une matière jaunâtre et arachnéenne qui semble tenir les "morceaux" de son corps.

Le baron a tenu sa promesse: Mieszco peut se déplacer et la porte de la cellule est déverrouillée. Mais nos amis entendent un grondement sourd qui provient des entrailles du château, comme le début d'un tremblement de terre.

Nos investigateurs se précipitent donc pour fouiller le bureau du baron et découvrent:

  • le Bestia fraternitas, un livre qui indique les recherches du baron et d'un certain Lao Fng, une carte concernant un site de fouille au Caire et indiquant clairement l'emplacement d'une tombe,
  • le "journal" du baron: des centaines de carnets remontant à avant 1300...
  • sous une table surmontant une lunette astronomique braquée vers un ensemble de miroir, Gabriella découvre une caisse en bois contenant d'étranges fioles, des "médailles" et des instructions pour se rendre dans une bibliothèque "outre-espace".
Mais le temps passe et les tremblements se poursuivent: l'épicentre semble être le puit au milieu de la cour intérieur, visible depuis le bureau du baron. 5 silhouettes, les domestiques/hommes de mains du baron forment des "anges" dans la neige, rouge de leur sang.

Une chose démentielle commence à s'extraire du puit: une odeur de décomposition, de charnier, une colonne de noirceur et de folie qui monte plus haut que les remparts du château avant de redescendre pour "combler" rapidement la cour.



Gabriella et Simeon aident Mieszko et sautent des remparts en essayent de viser un tas de neige.

Ils plongent, se réceptionnent plus ou moins facilement et commencent à fuir vers le village en contre-bas. Soudain le château est soufflé par la chose invoquée par le baron: le château n'est plus, rasé jusqu'aux fondations.

C'est couvert de poussières, de plaies, traumatisés, que nos investigateurs regagnent le village...

FIN

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire