Des histoires fantastiques et des contes vécuent lors de mes parties de jeux de rôle. Bonne Lecture!

lundi 26 octobre 2020

Mes lectures: octobre 2020



Mercy Thompson, Le murmure du givre, tome 7

Editeur Milady
Auteur : Patricia BRIGGS

C'est quoi l'histoire?

Nous retrouvons notre mécanicienne change-forme préférée en train de faire des courses avec sa belle-fille quand, bien entendu, les choses vont déraper.

En effet, c’est la meute qui est la cible d’une attaque et bientôt plus personne ne répond présent…
Mercy va donc devoir se débrouiller seul et avec les moyens du bord. Et c’est là, sur ce point, que les choses commencent un peu à me lasser : Mercy prend des décisions dans l’urgence OK mais là on frôle l’invraisemblance. 

Un exemple pour illustrer ce point : la « planque » pour Jessy est l’une des idées les plus absurdes et les moins logiques. L’auteure explique le pourquoi du comment et ça semble logique mais là, quelques jours après avoir fini ma lecture, bah non c’était cousu de fil blanc que c’était une ânerie.
C’est un moment qui permet un autre développement et on comprend la trame de l’histoire mais justement, peut-être parce que j’enchaine les tomes, je commence à voir un peu trop facilement les rebondissements.

Pour revenir à l’histoire : la tension monte sur notre pauvre héroïne qui, contrairement au reste du « casting », n’est pas immortelle ou dur à tuer ou peut facilement régénérer. Mon sentiment est assez ambivalent du coup : j’apprécie d’avoir une vraie héroïne qui n’est pas une super héroïne ou une Marie Sue mais à force de lui en faire voir de toutes les couleurs on atteint la limite de cohérence du personnage. Je m’explique : Mercy ne peut pas régénérer ses blessures et finie chaque tome en vrac pour repartir de plus belle dans le tome suivant…

Bon je suis un peu dur mais cette saga est vraiment prenante et forcément j’attends beaucoup de chaque tome. Pis enchainer en quelques mois une saga qui s’étale « normalement » sur plusieurs années (entre ce tome et le précédent il y a 3 ans d’attente « normalement »), forcément, ça met en lumière des points qui passent sans soucis quand on attend son tome avec impatience ^^
Bref, un tome sympa qui me réconcilie avec Mercy et, surtout, il est temps de faire une petite pause pour savourer à nouveau ces histoires ^^




L’estrange malavanture de Mirella, 

Editeur L’école des loisirs
Collection : médium
Auteur : Flore VESCO

C’est quoi l’histoire ?

Mirella est une jeune porteuse d’eau de la ville d’Hamelin et nous allons suivre son étrange aventure alors que les rats commencent à apparaître partout en ville…
Pis Mirella est une habituée de la survie, elle voit le danger avant les autres et là c’est une étrange silhouette qui marche dans les rues…

Nous sommes plongés dans LE moyen-âge pouilleux, qui gratte et qui colle. Le style de l’auteure aide à cette immersion en utilisant des termes de vieux français, de « l’argot de l’an 1600 » ^^ et c’est vraiment très bien fait : ça donne une couleur au récit ET il reste parfaitement lisible sans un dictionnaire sous le coude (il y a un lexique bien pratique à la fin du livre mais les termes sont facilement identifiables).

C’est un vrai roman gourmandise qui reprend le conte du « joueur de flûte » est le retourne sans aucun respect et c’est justement ça la pointe acidulée qui rehausse encore le plaisir de lire.
Bref c’est un sans-faute pour moi, un livre qui m’a plu, un très bon moment, une auteure à suivre avec attention ^^




L’étrange vie de Nobody Owens, 

Editeur J’ai Lu
Auteur : Neil Gaiman

C’est quoi l’histoire ?

L’histoire commence avec « Le Jack », un tueur qui liquide sans pitié toute une famille. Mais, sinon il n’y a pas d’histoire, le bébé de la famille arrive à lui échapper et se réfugie dans le cimetière voisin.
Le bambin va alors grandir entouré de sa « nouvelle » famille : un couple de fantômes et son tuteur vampirique.
Hélas sa « non » mort pose problème pour un certain tueur qui ne l’a pas oublié…

A la lecture, je dois avouer que j’ai commencé en étant moyen emballé par cette histoire : le bout de chou de 2 ans qui s’en va, fesse à l’air, trouver refuge dans un cimetière… Bof niveau « cohérence ».
Puis l’auteur ajoute des « couches » à son histoire, des noms résonnent aux habitués du maître de Providence : Goule, autre monde…
Et surtout ce chapitre 4 qui conte une histoire touchante, magnifique presque autonome dans le reste du roman.

Mais ça cloche à la lecture : je n’arrive pas à enchaîner les chapitres et j’ai une drôle d’impression : la trame de l’histoire à des « accrocs ». Je m’explique : un chapitre parle de Nobody Owens, un autre d’une sorte de méta plot autour de lui, puis une histoire simple sur un fantôme ou autre et rebelote sur un autre sujet.

J’ai fini le livre avec plaisir mais pas avec facilité. Pour un ouvrage de 250 pages environ c’est bien qu’il y a une bistrouille quelque part ^^

J’ai du coup fait un peu de recherche pour mettre le doigt sur ce « truc » qui m’a gêné à la lecture et je l’ai trouvé : l’auteur a d’abords écrit le chapitre 4 comme une nouvelle, un récit qui n’appelait pas de suite ou autre. Puis il a donné davantage de corps au personnage de Nobody en lui construisant un passé et une suite.
Et donc oui la trame n’est pas « lisse » car c’est une construction « après coup », le développement d’une histoire par le milieu.

Cette histoire reste une très chouette histoire mais, pour moi, j’aurais aimé avoir davantage du chapitre 4 que du reste ^^




Gardiens des cités perdues, Exil, tome 2
 
Editeur Lumen
Auteur : Shannon Messenger

C’est quoi l’histoire ?

On retrouve donc notre Sophie, la jeune télépathe, quelques semaines après la fin du premier roman et son exploit : enfermé le « grand brasier ».

L’histoire commence avec sa découverte d’une alicorne, un animal unique qui doit apporter l’Espoir dans la société elfe durement touché. Durement touché ? Le kidnapping de Dex et Sophie a jeté la panique dans les rangs dans une société où le crime n’existe pas ou même la notion de Mal est difficilement compréhensible.
Pour ne rien arranger, notre héroïne commence à développer de drôles de « symptômes ». Et si le Cygne noir en tripatouillant ses gênes l’avait transformé non en une arme mais « juste » en une elfe qui ne « fonctionne » pas normalement ?

Et là c’est une vraie bonne idée : Sophie ne devient pas une Mary Sue qui a X talents là où les autres n’ont qu’un pouvoir, Sophie est une puissante télépathe mais il y a des failles, Sophie trouve un animal légendaire mais ce dernier la plonge dans les ennuis…

Bref c’est très malin comme construction et ça donne envie de suivre les aventures de Sophie.
 Autant le dire tout de suite cette saga est vraiment très facile à lire. J’avais posé le précédent tome il y a un moment et pourtant j’ai vitre retrouvé mes marques : les noms des personnages sont « représentés » intelligemment, le cadre, les enjeux, tout est simple.

Alors oui les grincheux diront que c’est de la littérature jeunesse et qu’on est loin des intrigues à tiroir d’un Games of Thrones ou d’un The Witcher. Et bah c’est tant mieux : l’histoire avance, on découvre un nouvel univers, les relations avec les personnages sont claires et travaillées. 

Re Bref ^^, c’est un excellent page turner que je recommande chaudement !

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