Des histoires fantastiques et des contes vécuent lors de mes parties de jeux de rôle. Bonne Lecture!

jeudi 1 octobre 2020

Campagne de l'Appel de Cthulhu: Le Jour de la Bête: Chapitre 7: "La chose dans le puits"

 


Gabriella rentre tard de son cabinet de consultation quand la transe balaye la Réalité autour d’elle. Elle voit une forme, quelque chose qui se déplace rapidement au ras du sol, dans une ruelle humide et froide. Elle distingue une silhouette qui fuit « devant elle ». Puis la silhouette se retourne et elle devine un gamin des rues, paniqué devant l’horreur qui lui arrive dessus et se jette sur lui, étouffant un appel à l’aide…

 


Et la Réalité la retrouve, sur ce même trottoir gelé de New-York. Nous sommes le 11 janvier 1929 et, quelque part, une chose tue…

 

Sans même être surprise, elle trouve un colis de madame Lemond qui l’attend chez elle. Elle l’ouvre et découvre l’enregistrement, elle en est sûre, de la transe qu’elle vient d’avoir et un mot indiquant que des meurtres ont lieu à Boston, en lien avec le Jour de la Bête…

Elle appelle alors Helen pour savoir si elle aussi a eu les mêmes visions. Helen l’admet facilement mais lui indique aussi qu’elle préfère, pour le moment, rester en retrait de ces affaires surnaturelles. Elle a « déjà » un poumon « magiquement contenu dans une urne égyptienne et ce stress la pousse déjà à la limite de sa santé mentale.

Puis elle appelle Simeon, qui lui aussi, décline son « invitation » même si il reconnait avoir les mêmes visions. Il doit tenir sa boutique…

 

Gabriella se tourne alors vers son contact habituel, l’agent Rex Ferguson du Bureau Fédéral, qui, au même instant, échange avec Mieszcko, son ami infirmier, sur une étrange affaire de tueur en série à Boston.

 

Pour cette partie, nous disons donc un au revoir passager à Helen et Simeon pour retrouver Rex et Mieszcko (le groupe au complet du scénario des mines infectés d’insectes de Shaggai).

 

Meurtres sous la neige

Rex se présente au bureau de la police de Boston en compagnie de Gabriella et Mieszcko. Ils sont conduis au bureau de l’inspecteur Earlbright. Un « vétéran » qui n’a pourtant jamais vu une telle horreur.



Il leur propose d’aller sur les lieux des meurtres car oui depuis le 9 janvier, le tueur a déjà sauvagement assassiné trois enfants des quartiers malfamés du nord de Boston.

Le premier lieu est une gare de triage, au milieu des rails. La neige a déjà tout effacé et il n’y a plus aucune trace. L’inspecteur se repose sur les témoignages : Sally Butcher, une gamine des rues a été retrouvée ici, couverte de trace de coups et les doigts comme brûlés par le froid.

Plus loin, dans le « quartier » entre les entrepôts, c’est dans une ruelle humide que l’inspecteur s’arrête.

C’est le lieu du deuxième meurtre et c’est une bande de gamins qui a découvert leur ami, derrière une benne à ordure. Le jeune Miles O’Leary était recouvert d’une bave noire, des traces de morsures sur le corps et, également, les doigts brûlés par un acide.



L’inspecteur explique qu’il n’y a pas eu davantage d’autopsie car pour les autorités il n’y a avait rien de plus que des gamins des rues victimes d’un règlement de compte… Il était connu que la sœur de la première victime est une prostituée et que la bande de gamin de Miles serve d’indic aux mafieux du coin…

Gabriella inspecte quand même le lieu et découvre une marque, une trace d’un liquide noire qui a gelé, bloquée sous la benne à ordure. Elle décide de sonder psychiquement cette chose et revoir clairement l’agresseur de ses visions qui était, ici, caché sous la benne, un espace de moins de 30cm de hauteur…

 


Le dernier lieu se situe devant un des immeubles ouvriers du même quartier, devant l’entrée. Le corps du pauvre Luigi Rizzi a été retrouvé par les habitants et la police a, enfin, était sur place… L’inspecteur donne le compte-rendu de l’autopsie : le corps avait, lui aussi, les traces d’une bave noire, des marques de morsures mais surtout des morceaux de chair manquant et le ventre fourragé comme par un prédateur. Le tueur qui a attaqué cet enfant l’a en partie dévoré…

 

De retour au commissariat, l’inspecteur leur donne le reste de ses « découvertes ». Il y a eu une affaire aussi brutale, il y a 40 ans : deux meurtres sauvages dans les mêmes environs. Il a creusé et trouvé un fait sans rapport : la mort d’un couple après la perte de leur enfant : les Cornwallis (Ambrose et Emily) qui sont inhumé au cimetière All Heart. L’inspecteur s’en souvient car il était fait mention dans la dépêche qu’un illuminé avait voulu profaner le corps de monsieur Cornwallis car c’était un sorcier…

Il ne reste aujourd’hui qu’une bicoque abandonnée, habitée par une vieille dame complètement sénile, Sarah Cornwallis, la sœur d’Ambrose.

Mais bon tout ça n’aide pas vraiment à résoudre son affaire car 40 ans plus tard ces histoires ne servent plus à grand-chose…

 

La vieille dame et le monstre

Pourtant pour nos amis, il y a quelque chose à creuser sans mauvais jeux de mots. Ils se rendent donc au cimetière en ce début d’après-midi. Ils trouvent la tombe du couple Cornwallis et celle de leur enfant mort-né, Jérémy.

Gabriella cherche à sonder psychiquement les lieux et touche la tombe du couple. La décharge est violent et la malfaisance d’Ambrose la frappe physiquement : cet homme a participé à un projet d’une noirceur absolu dans un but incompréhensible mais mortel. Ambrose était bien un « sorcier » mais un de ceux qui cherchent la ruine du monde…

 

Nos amis décident donc de se rendre chez les Cornwallis, enfin chez la sœur d’Ambrose. Il est 17h et c’est une bonne heure pour prendre le thé, non ?

 

La maison est impressionnante : une tour flanque une construction classique perdue aux milieux des mauvaises herbes et des ronces. Le toit semble avoir connu des jours meilleurs et de nombreux carreaux sont cassés. Effectivement si on n’aperçoit pas la silhouette d’une vieille dame, la maison semble abandonnée depuis des années.

Devant la porte d’entrée, il y un sac de provision et des magazines.

 

Sarah vient leur ouvrir et de suite les fait entrer. Elle leur annonce que son frère travaille encore mais qu’il sera ravi de les voir. Puis, la surprise de nos amis non encore passée, elle injure ce pauvre Mieszcko : ton patron est infoutu de me livrer les poulets dans les temps espèce de bon à rien de gamin des rues ! Puis elle poursuit la conversation sur sa jolie belle-sœur qui n’est pas encore rentrée…



Sarah est définitivement folle mais nos amis « profitent » de ses absences pour aller visiter l’étage où « Ambrose travaille ».

Miezscko, lui, décide de descendre à la cave pour voir s’il n’y a rien « d’emprisonner » en bas. En effet, il a trouvé dans la cuisine une pile de poulets plus ou moins décomposé qui représente bien trop de nourriture pour une vieille dame.

Il n’y a personne mais une baignoire impériale repose sur le sol en terre battue et, au-dessus, il y a une perche en bois qui tient un hochet…

Il décide donc de remonter pour prévenir ses amis de sa découverte.

 

Gabriella et Rex, pendant ce temps, trouvent une porte qui donne sur un escalier étroit qui mène à une trappe qui s’ouvre dans la tour vue de l’extérieur. C’est un vaste labo avec des murs couverts de généalogie, une lunette astronomique, des piles documents, de registres de naissances et une boite de lunette.

Gabriella étudie les schémas sur le mur et un carnet de note:

Le Docteur Ambrose faisait partie d’une confrérie, la confrérie de la Bête,

Cette confrérie attendait la venue d’un « Enfant »,

Un certain baron Hauptmann, habitant en Transylvanie, dirige cette confrérie,

1880 : le docteur informe le baron qu’il a trouvé « l’Enfant »,

 23 octobe 1890 : Ambrose indique que sa femme a utilisé les lunettes et a eut un « accident »,

3 juillet 1891 : naissance de Jérémy, le docteur indique qu’il va s’en occuper en le plaçant dans une baignoire à la cave,

Un nom semble être celui de « l’Enfant » : Andrew Chandler, le milliardaire, le patron humaniste de la NWI, pressenti pour obtenir le prix Nobel de la Paix…

 


Rex décide d’étudier la boite de lunette : à l’intérieur il trouve une étrange paire de lunette aux verres irisés et deux lettres dont l’adresse pointe vers la Roumanie et la belle province de Transylvanie.

Les lettres sont de la main d ‘un certain baron Hauptmann (même écriture que la lettre retrouvé chez le docteur Lewis, le médecin-serpent de Londres) qui, en 1880, félicite Ambrose d’avoir trouvé « l’Enfant » et il viendra lui-même s’en occuper pour le « préparer ». La seconde lettre, en 1890, indique que la « confrérie » félicite Ambrose et que le baron lui offre une paire de lunette dont il lui expliquera le fonctionnement bientôt.

 

Rex décide de mettre ses fameuses lunettes. Rien de particulier se produit à part peut-être des reflets autour de la silhouette de Gabriella. Puis le monde semble « couler » et remplacer par une sorte de vide blanchâtre et un sol gluant, noir comme du bitume mais en même temps solide. L’air semble emplit de « nuages » de couleurs impossible à décrire. Dans le dos de Rex, une chose arachnéenne émarge du sol : elle a des bras/pattes fait d’un goudron noir et brûlant, un corps ramassé comme comprimé et un visage fait d’une sorte d’écorce blanche, un visage sans expression ou regard. Rex essaye d’enlever les lunettes mais la chose est plus rapide et le griffe violemment en lui sautant sur le torse. Il arrive à enlever les lunettes avant de s’effondrer, la chemise arrachée et 6 marques de griffes zébrant son torse.

 


C’est à cet instant que Mieszcko arrive et peut alors apporter les premiers soins à son ami.

 

Nos investigateurs décident de sortir de ce labo. En passant devant la cuisine, ils trouvent un papier d’emballage gras, bloqué sous la porte donnant sur la cave.

Ils savent qui il y a une chose en bas, une chose qui était l’enfant de la compagne d’Ambrose, la belle Emily et d’une chose d’un autre monde.

Dans la cave, la baignoire s’est remplie d’un liquide noir comme du goudron. Un bras/tentacule sort du liquide et fait teinter le hochet avec un gloussement enfantin. Puis la chose/Jérémy se redresse et avance vers nos amis, découvrant d’innombrables bouches sur son corps, des bouches avides de sang.

Rex ne scille pas devant cette chose, braque le contre du masque de la chose et fait feu avec son fidèle automatique. La balle fracasse la membrane du « masque » et la chose perds sa cohésion. Elle s’effondre en un magma noirâtre et nauséabond qui termine de se décomposer en une trace humide sur la terre battue.

 

Nos investigateurs quittent la maison, reste sur Boston quelques jours pour « approfondir » (en fait juste pour donner le change) l’enquête puis annonce à l’inspecteur Earlbright qu’il n’y aura plus de meurtre…

FIN

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire