Des histoires fantastiques et des contes vécuent lors de mes parties de jeux de rôle. Bonne Lecture!

mercredi 15 juillet 2020

Campagne de l'Appel de Cthulhu: Le Jour de la Bête: Chapitre 4: "Le rêveur"

Simeon et Helen discutent après une longue journée de travail. Simeon propose à Helen de rester manger, "ma femme sera ravie de te rencontrer!"

Mais, quand ils commencent à monter les escaliers, nos deux investigateurs titubent sous l'effet de la chaleur moite et humide. Le couloir semble suinter et prendre des proportions aberrantes. L'escalier lui-même n'est plus, remplacer par une sorte de rampe en pierre.

Nos amis ont la tête lourde, tellement lourde qu'ils ont l'impression qu'elle "tombe" de leur corps. ce corps qui semble maladroit mais tellement grand, plus de 3m. Ils entendent une voix et se dirigent vers une pièce immense, une "bibliothèque" avec des rayonnages dans une pierre bleutée. Par les fenêtres de cette salle, ils découvrent un paysage de jungle luxuriante et des bruits d'animaux aujourd'hui disparus depuis des millions d'années.

Au fond de la bibliothèque, une silhouette monstrueuse semble écrire, écrire, écrire... Puis cette silhouette prend la voix de leur ami, Paul Lemond (le médium de la première aventure): "je ne dois pas oublier, je ne dois pas oublier, je ne dois pas oublier, la bête, je dois me souvenir, la BÊTE!"


Nos amis entendent une douce voix prononcer: "1, 2, 3, réveillez-vous!"

La disparition d'un ami

C'est Gabriella qui les sort de leur transe. Helen et Simeon sont un peu secoués par l'expérience mais hélas ces cauchemars sont réguliers et fatiguent nos amis.

Pour Gabriella, ces cauchemars ne sont pas de simples "fatigues mentales" de ses amis qui ont été confronté à l'occulte. Il s'agit davantage d'une sorte de "contamination"car ils ont approché un puissant médium et maintenant ils sont "parasités" par les visions de Paul.

Paul justement, un article de presse signale sa disparition et sa mère, Irène demande de l'aide. Il n'y a pas de temps à perdre. Nous sommes le 2 juillet 1928 et nos investigateurs prennent le train pour Buffalo.


Visite chez un inconnu

Nos amis arrivent en milieu de matinée chez Madame Lemond qui les attends sur le perron de sa modeste maison.

Irène leur explique que Paul était un garçon très effacé, pas très doué à l'école. La disparition brutale de son père l'a également beaucoup marqué.

Puis, vers l'âge de 17 ans, il a commencé à avoir des rêves particulièrement éprouvant. Paul était persuadé que quelque chose cherchait à lui "voler" sa vie ou à prendre le contrôle de ses actions. La crise se conclu par un malaise et une hospitalisation: il resta dans un coma profond plusieurs jours avant de se réveiller. Enfin de se "réveiller", il n'avait aucun souvenir de sa mère et peu de temps après il partait avec un certain Rodgers pour parcourir le monde.

Cette "folie" dura 8 ans, 8 longues années où Irène ne reconnaissait plus son fils. Paul passait à la maison avec son étrange ami mais ce n'était pas vraiment lui: il parlait des langues oubliées, partait pour des lieux de fouilles inconnus aux quatre coins du globe et discutait de sujets incompréhensibles comme la "courbure de l'espace", les "clefs de chiffrages"...
"Enfin", Irène retrouva Paul contre sa porte un beau matin. Inconscient. A son réveil, il était à nouveau ce fils perdu et il n'avait aucun souvenir des 8 dernières années.
C'est également à cette époque qu'il commença à développer son don de médium.

Gabriella souhaite voir la chambre de Paul pour "sonder" les ondes de la pièce. Hélas elle ne trouve seulement trace de ce "blanc" de 8 ans comme si on avait "effacé" Paul pendant cette période?


Nos amis promettent à Irène de faire le maximum pour retrouver Paul et repartent pour New-York avec la clef de l'appartement de Paul, l'adresse de ce "salopard" d'agent selon les termes d'Irène et de se méfier de cette petite "peste" de Cécillia, toujours selon les termes d'Irène.








Enquête New-Yorkaise

Alors effectivement les affaires semblent bien tourner pour ce "bon vieux" Herb. Il a maintenant un bureau au Baxter building, dans un quartier huppé de New-York.


Sur place nos amis sont "arrêtés" par la douce assistante de Herb, Betty, qui est ravie d'accueillir des amis de Paul, elle a tellement entendu parlé d'eux. C'est donc particulièrement joyeuse qu'elle file au bout du couloir pour demander à M. Whitefield de les recevoir.


Hélas l'accueil de Herb est bien plus froid: je n'ai rien à dire de la disparition de Paul, la police a vérifié mon alibi, rien à dire, circulez, merci...

Betty les attends dans le couloir et leur glisse à l'oreille que deux molosses sont venus malmenés M. Whitefield suite à la disparition de Paul et un homme a également demandé à entrer en contact avec Paul et à laisser sa carte de visite: Clarence RODGERS et une adresse dans Greenwich village, un quartier malfamé de N-Y.

Il n'est que 16 h quand nos amis sortent du Baxter Building et décide donc de faire un saut à l’appartement  de Paul qui est, lui aussi, situé dans un quartier riche de la ville: Hamilton Heighs.



La Police est déjà passé par là et les meubles ont été un peu "violenté". Sur le secrétaire, Gabriella découvre un brouillon de lettre de Paul à sa mère. Il indique que Cécillia est une femme bien et qu'il est amoureux. Il espère qu'elle comprendra et acceptera Cécillia. Hélas il pense l'avoir perdu après une énième dispute. Surtout il a peur: il entends le bruit des fougères géantes dans le vent et la chaleur étouffante de la jungle...

Nos investigateurs décident ensuite de partir chez Cécillia. Il est 18h et elle habite dans le même quartier, à environ 15 minutes à pied.

Chez Cécillia, l'ambiance change radicalement: nos amis sont accueillis par une Cécillia, future star du cinéma, de Broadway, du monde pour ainsi dire. Elle porte robe de soirée (en journée), boa en plumes et porte cigarette étincelant.

Elle est "absolument ravie" de revoir Simeon, Helen et cette "petite mignonne" de Gabriella. Elle leur indique qu'avec Paul c'est de l'histoire ancienne: elle est dans la Lumière, là où Paul, lui, végète dans ses histoires ridicules de tables qui tournent et  de fantômes de grands-mères. Elle a complètement gommé son attrait pour l'occultisme qui l'avait rapproché de Paul lors de ce fameux weekend pour devenir une "actrice"...

Gabriella demande à Cécillia de "sonder" l’anneau offert par Paul, sans grand résultat. Enfin si, il y a un résultat mais par forcément celui voulu: Cécillia semble reprendre goût pour le surnaturel... et commence à parler d'un lien fort avec Paul, par delà les sphères... Bref il est temps de partir...

La journée a été longue, nos amis décident donc de rentrer...

Simeon, avant d'attraper un taxi, est interpellé par un jeune homme blond portant une barbe fournie. Il se présente, John Dewin, détective pour une compagnie d'assurance qui cherche à trouver M. Lemond. Simeon ignore l'opportun et part en taxi. C'est à ce moment qui lui semble que la barbe de cet étrange personnage avait l'air de se décoller...

Enquête mystique

Le matin du 3 juillet, Gabriella cherche à sonder le brouillon de lettre de Paul à sa mère et la carte de visite de ce fameux Rodgers.

La lettre lui montre un aperçu d'une cité antique, perdue au milieu de la jungle, la cité des cauchemars de Simeon et Helen.


Puis, sur la carte de visite de M. Rodgers, Gabirella devine une silhouette mais derrière lui défile des époques différentes à toute vitesse...

Il est donc grand temps d'aller faire une "visite" chez ce monsieur Rodgers situé dans ce "si vivant" quartier de Greenwich village.


Nos amis frappent directement à la porte de l'appartement de Rodgers, situé dans un immeuble vétuste. Personne.

Simeon demande à la voisine si monsieur Rodgers habite bien ici et se fait claquer la porte au nez sans davantage de réponse...

C'est Gabriella qui trouve une "alternative": elle attrape facilement l'échelle de l'escalier de secours et monte rapidement à la fenêtre du dit appartement. Simeon et Helen la suivent et, à trois arrivent sans mal à forcer la fenêtre (le bois est pourri).

Ils explorent l'appartement:
- une salle de bain avec un nécessaire de déguisement et une bouteille d'agent blanchissant,
- une "chambre" avec deux lits de camp, le strict minimum en affaire. Il semble qu'une femme habite avec Rodgers mais sa "garde robe" n'est qu'un empilement de vêtements sans aucune cohérence...
- le salon: une table couverte de note et de livres, une autre avec un volumineux ouvrages et un carnet de dessin.

Helen lit le cahier de note et sa lecture confirme leur hypothèse: Rodgers a embarqué Paul, a fait le tour du monde pour trouver les clefs de lecture d'un ouvrage et il l'a re déposé, 8 ans plus tard, sur le seuil de la maison de sa mère. Il note également que E doit être récupérer à la Nouvelle-Orléans et qu'elle doit gérer les souvenirs non effacés de Paul. Ces souvenirs ne semblent pas être "grave" mais cela est "gênant" selon les termes de Rodgers.

Gabriella, elle, se plonge, dans la lecture d'un étrange manuscrit: une lourde couverture en métal encadre une série de disques en "cellulose" couvert d'une écriture incompréhensible. Heureusement, le carnet de dessin est une traduction de ce texte et donne les clefs de lecture.

Simeon étudie les ouvrages et note de drôles de commentaires sur certaines pages: "à détruire", "lieu à fermer", "les idiots..."...

Nos investigateurs hésitent à se confronter aux occupants de l'appartement mais décident de partir.

Midi, nos amis se posent à l'appartement de Paul pour faire un point. Gabriella se plonge dans la lecture du texte maudit.

Elle ne verra pas la journée passée. Par contre, le livre semble influer sur l'espace autour de lui car nos investigateurs recommencent à souffrir de la chaleur, de la moiteur de la jungle. Devant les fenêtres, ils peuvent apercevoir des ombres de dinosaures à travers une jungle luxuriante. Plus traumatisant encore, Simeon et Helen ressentent à nouveau cette impression d'être dans un corps différents du leur, celui d'un des habitants de la mythique cité vu en rêve.


La nuit suivante n'est pas plus reposante...

Confrontation

Ce matin du 4 juillet, nos amis décident de faire une visite chez Herb pour le "secouer" un peu. "Hélas", en arrivant sur place, ils découvrent qu'on a déjà bien "secoué" le pauvre Herb: bouche en sang, le visage couvert d'hématomes et une impressionnante coupure sur le haut du crâne...

Il avoue qu'il a envoyé Paul, "au vert", car il semblait craqué avec cette histoire avec Cécillia... Rien de dangereux, de menaçant, juste un séjour dans un sanatorium pour VIP. mais deux personnes sont venus ce matin et l'ont forcé à parler... Un homme et une femme qui se dirigent maintenant vers le sanatorium...

Nos amis appellent de suite le sanatorium pour bloquer ces personnes à l'accueil... Puis foncent au sanatorium.



Les deux "individus" sont encore à l'accueil quand Simeon, Helen et Gabriella débarquent. La dame semble vite comprendre qu'ils sont découvert sous le regard de plus en plus paniqué de Rodgers...

La fameuse "E" semble perdre le contrôle de ses mouvements et s'effondre comme un poids mort. Au même moment, Rodgers s'effondre au sol, son cœur semblant vouloir perforer sa poitrine tellement il bat violemment. Puis tout s'arrête: du sang coule de sa bouche, en abondance, un infirmier appelé confirme sa mort...

Nos investigateurs quittent l'accueil pour enfin retrouver leur ami, Paul, alité dans une belle chambre, ignorant tout du drame s'est déroulé à une dizaine de mètres...



Paul est heureux de les retrouver et leur annonce que suite aux "magouilles" de Herb il va rentrer chez lui, à Buffalo et se concentrer sur ces visions: il est sûr qu'il a un souvenir oublié, celui d'un événement qui va se produire et plonger le monde dans la dévastation...

Gabriella se présente et touche la main du médium, le choc est violent: elle aperçoit une Bête immense dont le visage semble être un ciel étoilé qui reflète un monde en flamme...


FIN

PS: 
Irène Lemond va acheter un enregistreur pour garder trace des rêves de son fils.
Gabriella, elle, entame une correspondance assidue avec Paul. Mais continue d'étudier le texte maudit, un des fragments pnakotiques...


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