Des histoires fantastiques et des contes vécuent lors de mes parties de jeux de rôle. Bonne Lecture!

lundi 2 décembre 2019

Journal de campagne Rêve de Dragon: Premier rêve, 1/3


Mémoire par le menu d'Elia Arador du Soleil, conteur et troubadour




Voilà maintenant plusieurs jours qu’avec mon Ogier que nous devons supporter les humeurs disons « scélérates » de notre bon Albertus. Alors oui Albertus est un homme de la nature et il est très doué pour chasser les différents gibiers locaux mais c’est pas une raison pour avoir le savoir-vivre d’un Cornicochon !

Mais bon, nous arrivons quand même à passer quelques veillés sympathiques sans être trop pris par les frimas de l’hiver prochain.

C’est donc, pour ma part, avec un vrai soulagement que nous découvrons que nos pas nous dirigent vers un certes modeste village mais un village quand même !

Etant préposé, de façon unanime par mes compères, aux relations sociales, je me retrouve vite entouré d’une bande de joyeux galopins, rigolant à mes chansons pleines de gros mots et m’écoutant jouer du tambourin au rythme de mes voltes et virevoltes.

Ma réputation de troubadour n’est pas encore arrivé jusqu’ici mais je me fais fort de réparer cette oubli ^^

C’est donc une vaste troupe d’admirateurs que nous arrivons sur la place des coupes pour assister à la répartition par le seigneur des stères de bois pour telles ou telles familles.

Bon je commence à me diriger vers l’auberge vu plus avant dans la rue quand nous sommes interpellés par le seigneur local, le Baron, Hansel de son prénom qui jure ses grands dragons nous connaître et nous invite à sa table !

Une telle invitation ne se refuse pas, pis il aura peut-être des couches plus moelleuses et moins froides au château ^^

C’est donc un brave garçon du nom de Hans mais dont je préfère me référer à sa capacité de discernement pas le doux surnom de « Cailloux », qui nous conduit à la demeure seigneuriale. Et donc Cailloux nous a emmené jusqu’au château, demandé si nous voulions une chambre chacun… Bref un parfait minéral, hélas doté de la parole.

Soirée ripailles et chansons grivoises :

Alors oui notre bon baron est persuadé avoir déjà voyagé avec nous… Mais nous n’en avons aucun souvenir. Encore un problème de dragon insomniaque !

Par contre, il a une très charmante fille, Anséa, qui sait jouer de la harpe et représente une  goutte de civilité dans cet océan de bûcherons viandeurs pensant que le maximum des arts est d’engloutir son poids en viande rôtie. Viande délicieuse il est vrai, bien que la coupe soit des plus sommaires : il est quand même facile de se souvenir que lors de la coupe de la viande, on doit voir la lame sous la tranche découpée et éviter de mastiquer une bouchée de barbaque plus épaisse que le crâne de Cailloux.

Bref, demain matin j’ai un rendez-vous avec Anséa pour une leçon de chant et de musique.

La première nuit au château :

Hélas la couche est certes moelleuse mais désespérément froide…

Fatigué du voyage, je m’endors rapidement.

Je rêve, un rêve agréable et étrange : une auberge, la grande salle, des gens qui rient et s’amusent et, là, au milieu de la plèbe hilare, notre baron en tenue bariolée qui marche sur les mains. Puis le réveil et cette sensation d’inachevée. Oui, nous avons bien un lien onirique avec Hansel…

Leçons et Leçons :

Après avoir accompagné de bon matin notre ami baron pour finaliser l’organiser de mon spectacle, j’ai enfin un moment avec Anséa pour notre leçon de musique.

Détail important, j’utilise souvent le terme de magie quand je présente mon spectacle et là je vois la tenancière virer au blanc et me foudroyer du regard. Sur le ton de la confidence, elle m’explique que la femme du baron était une haute-rêvante et il se dit qu’elle l’aurait ensorcelé… Elle me parle d’un terrible incendie, de gens disparus puis de la disparition de la baronne… Tout cela est bien étrange et semble bien trop extraordinaire pour des potins de concierges.

Bref, retour au château pour la leçon avec ma petite luciole.

Nous échangeons sur sa posture et sur quelques menues détails mais dans l’ensemble elle possède déjà un véritable talent pour la musique. Je décide donc de la faire jouer, de façon rythmique uniquement, au tambourin. Sa façon de jouer ou plutôt son incapacité à jouer de cet instrument joyeux me confirme la profonde mélancolie qui touche cette petite.

J’arrive à échanger avec elle sur ces « loisirs » ou plutôt l’étendue de ses connaissances et je comprends bien que cette pauvre luciole est bien seule, perdue au milieu de nulle part !
Notre leçon s’arrête donc en demi-teinte mais j’ai sa promesse de venir à mon spectacle ce soir !

Le midi nous échangeons, Ogier et moi. Il semble important d’avoir davantage d’information sur le passé. Il ira discuter « virilement » avec les gardes. Je ne m’inquiète nullement de sa capacité à convaincre qu’il est un bretteur efficace et particulièrement puissant. Pauvres gardes ^^

Pour ma part, homme de raison voué au sacrifice de la chair, je vais davantage discuter avec une charmante servante qui semble considérer avec grande attention ma modeste personne.

La suite de cette échange étant des plus agréables mais des plus intimes, je vais me concentrer sur les détails de la « conversation » : Rose, quelle jolie nom, me confirme que la baronne était une haute-rêvante, une très belle femme et que le baron était heureux avec elle. Elle a disparue il y a quelques années laissant sa fille sous la « garde » de son père anéanti. Le drame de l’incendie est antérieur à cela et c’est là que ça coince : la baronne est portée disparue mais disparue « décédée » ou disparue « disparue » ? La crypte sera sûrement une prochaine destination.

L’après-midi étant particulièrement agréable, je quitte les bras de ma fleur pour me préparer pour mon spectacle.

Spectacle et hommages :

L’auberge est bondée et tous sont ravis de voir que le baron et sa fille se sont joint à nous.

Chants pour les plus jeunes, danses, spectacles de balles et autres tours. Je raconte également la légende du bûcheron héros de ses terres qui triomphe de tout et devient seigneur grâce à son bras et son intelligence. Tout le monde reconnait Hansel dans mon histoire et les toasts saluant notre baron e multiplient le plus simplement du monde. Puis, une fois les enfants partis, je continue sur un registre plus fier à bras et gentiment grivois.

Voici une bien belle soirée qui, pourtant, n’éloigne pas cette impression que l’acte tragique ne saurait tarder…

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