Des histoires fantastiques et des contes vécuent lors de mes parties de jeux de rôle. Bonne Lecture!

lundi 19 février 2018

Compte rendu de la campagne "Les Masques de Nyarlathotep" : Londres


Pour le compte-rendu de cette campagne, je vais utiliser le journal intime de Chester Lake, un PNJ qui accompagne mes investigateurs. 


J'espère que le compte-rendu des aventures de mes joueurs sera un peu plus ludique de cette façon ^^




Aujourd'hui c'est le compte-rendu des aventures londoniennes de mes investigateurs...

Andrew Pickman (notre occultiste) et le charmant espion William Anderson sont nos protagonistes pour cette session.

22 janvier 1925: Arrivée à Londres

Avec les deux gaillards, nous descendons au Sir Christopher Wren's House Hôtel, une charmante maison où j'ai mes habitudes. Bon ça permet également de loger Beth et le bon docteur.

23 janvier 1925: Rencontre d'un vrai salaud

Nous avons rendez-vous à 10h à la Fondation Penhew pour rencontrer son directeur Edward Gavigan. Nous mettons en place notre petite histoire: Andrew est notre professeur, William, son assistant et moi le riche mécène.

Gavigan nous fait entrer dans son magnifique bureau. Il nous raconte que Carlyle avait bien obtenu des renseignements, par l'intermédiaire d'une mystérieuse africaine sur une époque obscure de l'Histoire égyptienne. Sir Penhew l'a accompagné, passionné par cette période. Hélas ils se sont fait escroqués par cette africaine et conduit dans un piège mortelle pour se faire détrousser et massacrer... 

Il semble presque trop affecté pour être vraiment honnête, un sacré comédien! Puis il commence, l'air de rien à nous demander d'où nous venons, si nous avions rencontré un journaliste à scandale à New-York (je suis fier d'Andrew qui lui ment sans se dégonfler) et où nous logeons (bon Andrew se ramasse et lâche le nom de l'hôtel).

Gavigan, regardant l'heure, nous indique qu'il doit décaler un rendez-vous pour pouvoir continuer à nous recevoir, nous fait sortir du bureau pour passer un coup de fil.

Gavigan nous montre ensuite sa collection d'antiquités égyptiennes... Les relevés de recherches d'une certaine expédition Clive... Et il nous prend juste pour des cons... 11h30 quand on arrive à le quitter.

Pour éviter les filatures, nous coupons par le parc proche. Le smog tombe et nous nous retrouvons un peu trop vite seul. Il y a un bruit dans le smog, puis un rire de gosse, un sale rire démoniaque oui et quelque chose semble nous foncer dessus, semble car on ne voit rien, absolument rien.

Puis plus rien, plus de mouvement dans le smog et, une fraction de seconde trop tard, nous comprenons que la chose est au-dessus de nous et elle attaque: Will se fait planter dans la gorge, puis le sang gicle et la chose devient visible pendant que Will, lui se vide.


Andrew aligne, avec un calme impressionnant, sa cible et vide son chargeur. La chose lâche enfin Will qui s'effondre.

La chose hurle de colère et Andrew continue, sans ciller, de tirer, tirer, tirer jusqu'à entendre le clic du chargeur vide. Heureusement la chose s'effondre au sol et commence à se dissoudre.

Will est mourant! Cet imbécile, il va me claquer dans les pattes et c'est Beth qui aura ma peau. N'y compte pas! Tu vas vivre! Je trouve une voiture et on file à l'hôpital puis à l'hôtel où le bon docteur s'occupe de lui.

Le regard de Beth, ce regard quand on a ramené son andouille adoré (mais ils vont jamais s'avouer qu'ils s'adorent ces deux-là?)... Vous, les cinglés démoniaques, j'aimerais tellement pas être à votre place ^^

23 janvier, même journée ou plutôt même soirée:

Nous nous rendons à la Pyramide Bleue. Pourquoi? Les jeunes ont lu dans les journaux que des meurtres sanglants frappent la communauté égyptienne et que tout ce beau monde coexiste avec les blancs à la Pyramide Bleue: un cabaret un peu coquin avec des danseuses du ventre.

Et qui accompagne Andrew et moi... Eh oui, Beth se retrouve à jouer "ma" poule... 

Sur place, la Pyramide Bleue est un cabaret glauque, sentant fort les épices pour gommer l'odeur de sueurs rances de voyeurs blancs et des filles exploitées. 

Nous prenons une loge et nous verrons bien. Rapidement nous repérons une jeune danseuse, moins esquintée que les autres qui essayent de nous rejoindre mais est stoppée par des clients ivres. Nous attendons, puis je vais la chercher, faisant miroiter les billets, pour la mise en scène.



Elle s’appelle Yalesha et nous affirme qu'elle est en danger car son frère a disparu et que ça sera bientôt son tour. Elle ne veut pas se retrouver dans le camion qui quitte le cabaret avec de riches clients et des filles... car les filles... elles... ne reviennent jamais!

Nous quittons l'établissement pour ne pas lui attirer trop d'ennui et nous planquons dans la rue, dans une camionnette miteuse.

Vers 22h30, nous voyons arrivé notre Gavigan, accompagné d'un égyptien. Ils discutent comme si ils refaisaient le monde et, hélas, c'est peut-être ça leur projet à ces malades.

Minuit, nous entendons un coup de feu, puis Yalesha qui surgit de la Pyramide Bleue. pas d'hésitation, nous l'embarquons et filons vers notre nouvelle planque: un hôtel des docks, moins classe mais bien plus discret.

Yalesha, après un peu de repos, nous explique qu'un camion vient régulièrement prendre des filles, puis part pour la campagne anglaise, dans un lieu de "célébration". Un culte démoniaque, des fous bavants...

24 janvier 1925: raid sur la maison de Misr

Nous nous préparons, Beth, Andrew et moi pour suivre discrètement le camion, trouver des preuves et prévenir ensuite la police.

C'est déguisé en ouvrier que nous planquons dans une camionnette pleine de charbon et suivons le camion de la mort à bonne distance. Rapidement nous quittons Londres, puis la banlieue, puis nous arrivons dans le glacial comté d'Essex.

Le camion s'arrête derrière les lourdes grilles d'une propriété perdue dans les marais: la maison semble si enfoncer et derrière, nous apercevons une colline couverte de feux et où semblent se diriger une foule immense.

Nous, c'est la maison la cible: nous rentrons, sentons le souffle d'un air vicié, une odeur de sang et trouvons, dans le salon, la cheminée "déplacée" découvrant un passage.

Sur les premières marches, nous trouvons des traces de sangs, des crochets en fer. En bas? Des cellules, des salles de tortures mais hélas rien de plus, enfin, pas de survivantes, elles sont déjà parties vers cette colline...

Andrew, lui, est à l'étage, il fouille ce qui semble être le bureau de Gavigan et tombe sur une lettre d'une simplicité morbide: la preuve que le meurtre de Jackson Elias est le résultat d'une conspiration mondiale mais surtout c'est le destinataire de la lettre qui nous glace le sang: Sir Aubrey Penhew, le soi-disant mort, disparu de l'expédition Carlyle...

Nous filons sans demander notre reste, enfin "nous" filons... Andrew décide de regarder le début de la cérémonie monstrueuse. JAMAIS, JAMAIS je ne veux savoir ce qu'il a vu!

De retour à l'hôtel, nous prévenons la Police et, surtout, préparons notre départ pour le Caire pour y débusquer cette secte du Pharaon noire!

FIN

PS: un peu plus tard, nous apprenons que seulement des membres de la communauté égyptienne ont été arrêté. Un certain Tewfik al-Sayed semblait être le chef de ce culte de dingues sanguinaires. 

MAIS il est retrouvé mort dans sa cellule, pendu selon les journaux... Mouais, vu la chose qui nous a attaqué en plein parc, j'ai des doutes!

Et bien-sûr l'autre fumier, l'aristo de malheur, ce Gavigan, est encore libre de tuer...







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