Des histoires fantastiques et des contes vécuent lors de mes parties de jeux de rôle. Bonne Lecture!

lundi 20 janvier 2020

Journal de campagne Rêve de Dragon: Premier rêve, 2/3

Mémoire par le menu d'Elia Arador du Soleil, conteur et troubadour

Ou comment notre héros se retrouve "Seul face à l'Horreur"



Ballade et ballade :

Le lendemain de cette si magnifique soirée à l’auberge, au petit matin, j’échange avec notre ami le
baron sur le fait que le peuple était content de le voir à la soirée et saluait son travail.

Puis, enchaînant mon argumentaire, j’obtiens assez facilement de faire une ballade champêtre avec
la belle Anséa.

L’idée étant de passer un agréable moment en charmante compagnie, éloignant la dernière
personne présente dans les quartiers de la tour du château, pour que mes compères puissent se
livrer à leurs investigations matinales. Autant joindre l’agréable à l’agréable. Et Albertus a un vrai
besoin de se fourrer dans les ennuis, ou les dessous féminins, au choix.

Anséa me montre donc quelques points de vue sur le village, la forêt au nord,… Je la laisse se perdre
dans sa mélancolie et sa rêverie pour voir s’il y a un lieu qui l’attire plus qu’un autre. Peine perdue,
elle semble juste ailleurs, tellement loin de moi, ou du monde.

Voulant pousser ma chance, je pars dans une cabriole et retombe sur mes mains, devant elle. Ma
prestation la perturbe et quand je lui demande si son père a l’habitude de telle cascade, elle me
regarde avec son sourire effacé et me dit que non, père n’est pas homme de cabriole.

Nous rentrons donc au château, après une ballade charmante mais vide d’enseignement. Tant pis là
où l’esprit est resté sur sa faim, le regard a bien profité ^^

La suite est beaucoup moins amusante…

Mes compagnons m’avouent être fort marris car la porte donnant aux souterrains de la tour est
verrouillée. Ils ont donc « juste » fouiller les appartements de notre hôte, d’une jeune fille et un
observatoire propice aux nuits glaciales. Bref, une fort belle prestation de ces deux loustics. Quand je
disais que les dessous les attiraient…

Je me fais fort de leur indiquer, que dans une vie maintenant lointaine où je devais survivre avec bien
peu de sous, il m’était peut-être arrivé de prendre ces quelques sous chez autrui. Fort de cette
expérience malheureuse et loin derrière moi bien entendu, je proposais de me jouer de se loquet
récalcitrant.

Nous descendons ensuite par un escalier de pierre dans le cellier, puis, à nouveau, vers une porte
close.

Ogier décide de passer devant, un pressentiment ?

Pour mon bien-être, il a hélas « très bien » choisi son moment pour me dépasser : à peine la porte
ouverte qu’un esprit de cauchemar, une chose verte et éthérée, dégoûtante de bave ectoplasmique,
décide que le corps de ce bon Ogier ferais une parfaite monture. Le corps d’Ogier, une bonne
monture ? Si ça ce n’est pas une preuve de la folie de cette chose !


Pendant que Ogier fait ami-ami avec sa nouvelle compagne, je découvre des éléments glaçants de
première importance pour la suite. Nous sommes dans le caveau de la famille, un cercueil est ouvert,
à l’intérieur un squelette portant les restes d’une belle robe. Horreur des horreurs, des marques de
griffes à l’envers du couvercle du cercueil montre que la pauvre a été mise ici encore vivante et est
morte seule et abandonnée.

Nous connaissons maintenant le destin de la pauvre dame du château, la mère d’Anséa.

C’est donc le cœur lourd que nous sortons de ces souterrains. Ogier, lui, est dans un état second. Il
semble avoir repoussé la chose ou peut-être pas. Impossible à dire.

Nous allongeons donc notre compagnon dans sa chambre et je décide de le veiller. Mais quelle idée…

Sitôt Ogier reprenant ses « esprits » que ce dernier commence à pleurer à chaudes larmes comme
une aubergiste à la fin de la fête de la bière. Il tremble comme une feuille, recommence à pleurer,
pousse des plaintes, des gémissements…

J’ai l’impression d’un croisement entre un cornicochon qu’on estourbit et mon ancienne maîtresse
(femme de bien peu de pudeur lors des activités nocturnes).

Heureusement Anséa vient à mon secours et en quelques mots arrivent à calmer mon guerrier
d’ami !

Mais, cet épisode de désespoir, comme me l’explique Anséa, n’est qu’un début et rapidement Ogier
recommencera à se comporter comme ces jeunes des villes qui s’habillent tout de noir et parlent
comme dans l’ancien Rêve.

Repas gastronomique et erreur de jugement :


Voyant les gaillards aller mieux, je décide de mettre à profit mes talents de cuisiniers pour préparer
une belle soirée à notre hôte.

Il est difficile de faire entrer dans le crâne épais du cuisinier du baron que, non, les épices ce n’est pas
pour faire de jolies flammes mais pour agrémenter la viande ! Que non le lard, le lard, le lard ce n’est
pas le summum de la cuisine et que non, foutriquet d’incompétent élevé au sein d’un mammouth
laineux, les légumes ne sont pas l’ennemi dans la cuisine !

Bref, un grand moment d’échanges et de « discussion » avec le bas peuple !

Le plat est bien entendu une réussite et la soirée commence sous les meilleurs auspices : le plan est
de mettre à l’aise notre ami pour, peut-être le voir faire quelques acrobaties, nous débloquant du
rêve comme on dit.

Avec l’ami Albertus, garçon fort sympathique quand l’alcool comble son manque d’empathie
flagrant, nous nous lançons dans une tentative d’acrobaties et de marcher sur les mains.

C’est là que le plan a connu une faille importante : le baron, loin de trouver nos pitreries amusantes,
prends ombrage, quitte la table et nous laisse seul avec l’ami Ogier qui recommence à se sentir
pucelle ! Bravo, réussite complète !

La nuit est triste et calme…

Une promesse… :

C’est d’Ogier, le lendemain, que viendra l’éclaircie dans une matinée définitivement lugubre : Anséa
et lui ont discuté, c’est une haut-rêvante et la clef de tous ces mystères !

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