Des histoires fantastiques et des contes vécuent lors de mes parties de jeux de rôle. Bonne Lecture!

lundi 2 avril 2018

Compte rendu de la campagne "Les Masques de Nyarlathotep" : Le Caire 1/2


30 janvier 1925:

Après 3 jours de bateau, avoir réussi à sortir entier de port Saïd avec nos bagages intactes, enregistrement près du haut commissaire britannique et 3h de train plus tard, nous arrivons enfin à l'hôtel.

Pour remettre tout le monde d'aplomb, j'ai osé prendre une suite dans un palace: le Shepheard's Hôtel! LE palace d'où partent toutes les expéditions, noyé dans la masse, notre petit groupe n'en sera que plus discret.


Et le soir nous prenons un moment, hélas uniquement entre gentlemans, au Celestino: un restaurant où j'ai mes habitudes quand je descend au Caire.

31 janvier 1925:

Personnages présents: Yalesha, Will l'espion, Barnabas le médecin de ville et Andrew notre occultiste

Nous nous rendons dans la rue des Chacals pour retrouver l'échoppe d'un certain Faraz Najir qui aurait vendu des artefacts à Roger Carlyle. Il doit donc savoir quelque chose!

Lorsque nous arrivons enfin nous ne trouvons qu'une ruine calcinée à l'emplacement de la boutique: tout à brûler mais bizarrement les deux boutiques voisines sont intactes...

Un vendeur justement sort de sa boutique et nous indique qu'il n'y a plus rien ici et que le propriétaire a été puni par Dieu! Rien de moins! Il nous demande de ne pas chercher à le retrouver car c'est un être maudit... Mais contre une belle somme d'argent, nous indique que Faraz a une nouvelle boutique sur le Kha el-Khalili, le vieux marché près de la Sharia Muezzedih Allah.


Étrange comme comportement: il nous dit de ne pas le retrouver et pourtant nous donne l'information.

Le midi, nous nous organisons pour approcher la boutique sans se faire repérer par les guetteurs ou autres fouines au service des fous furieux que nous devons ennuyé!

Je vais, hélas, devoir jouer mon américain grande gueule et en compagnie de Yalesha faire celui qui cherche des babioles pour sa dame restée à la maison pendant qu'il s'accoquine avec les femmes locales... Rôle répugnant mais nécessaire pour faire diversion.

Barnabas et Andrew, nos rats de bibliothèque, vont rentrer dans la boutique faire un repérage si dans ce fatras il y a des objets intéressants et "sonder" un peu le patron.

Will, lui, ira directement voir le propriétaire en donnant le nom de "Roger Carlyle"!

Le plan se passe à merveille et obtient du craintif Faraz un entretien dans l'alcôve d'une mosquée proche. Enfin "craintif", le pauvre a le visage ravagé par le feu et, Will me le racontera, et il est persuadé que le feu l'a caressé sciemment, l'a marqué et laissé en vie.



Will ira seul à ce rendez-vous et reviendra particulièrement troublé:
- le pauvre Faraz a bien vendu des objets à Carlyle ou plutôt à son agent sur place un certain Auguste Loret: un parchemin indiquant une salle cachée au niveau de la pyramide inclinée et une sorte de couronne "la clef de sa victoire sur la mort".
- il a également indiqué à Will que l'expédition Clive financée par la fondation Penhew n'est pas qu'une expédition scientifique.
- il parle d'une mosquée, la mosquée Ibn Toulun où des érudits gardent un objet de pouvoir et empêchent la fraternité du Pharaon noir de s'en approcher mais Faraz est persuadé qu'ils vont échouer...
- avant de finir l'entretien, il avoue qu'il a volé les objets vendus à Carlyle à un certain M. Omar Shakti, un collectionneur et homme d'influence du Caire.

Ce qui a le plus troublé Will, c'est que Faraz sait qu'il est condamné, qu'un jour, une heure, minute ou année une chose monstrueuse viendra "finir" le travail mais que pour le moment ça leur plait, à EUX, de le laisser assisté impuissant à leurs machinations.

Nous prenons la décision d'essayer de rencontrer M. Loret puis M. Shakti avant de partir pour la vallée des rois sachant quand nous approchant de ce Shakti, nous savons que le Mal sera juste devant nous...

Le soir c'est donc passablement perturbé que nous allons nous coucher.

1er février 1925:

La journée commence étrangement: je retrouve Will endormit sur le canapé face à la porte de la chambre de ces dames (Beth et Yalesha).

Il m'affirme avoir fait un cauchemar horrible où on finissait tous dévoré par le sable. Il est particulièrement secoué et je comprend mieux pourquoi il a veillé la porte de Beth toute la nuit.

Note du MJ: j'ai ajouté une petite séquence en faisant jouer un cauchemar à mes joueurs: réveil en pleine nuit, le sable qui se glisse par la porte d'entrée, les fenêtres et cherchent à les tuer par brûlure. J'ai ajouté les "pertes" de points de vie et fini par la vision de Beth brûlée vive par le sable avant le "réveil" de Will. 

Will et moi, nous nous retrouvons dans une ruelle mal famée du Caire, dans le quartier des tanneurs. Will est sûr de lui: Auguste Loret a un refuge dans cette rue: la porte rouge.

Nous trouvons la fameuse "Porte rouge": un taudis dont la porte laisse deviné une ancienne couleur rouge entre les moisissures et les traces douteuses. A l'intérieur un dénommé Abou Udhreh, un vieillard miséreux vivant de la récupération des coupes de peau jetés nous bloque à peine le passage...

C'est derrière une lourde teinture, gorgée d'humidité et d'une forte odeur de sang que nous "trouvons" M. Loret ou plutôt l'épave qu'il est devenu: il a les jambes emmaillotées dans des draps sales et tenue par des sangles de cuirs, il empeste le mauvais haschisch et l'urine...

Et pourtant son témoignage est encore plus horrible:
- l'expédition Carlyle a perdu l'esprit après avoir fait "disparaître" un sceau qui protégeait la salle secrète de la pyramide inclinée. Ils en sont revenus changés, en mal...
- une nuit, il a eut la preuve de leur folie quand ils ont emmenés les porteurs et terrassiers de l'expédition sous le sphinx de Gizeh et offert en sacrifice à une chose ignoble!



Puis, avec Beth et Andrew, c'est le rendez-vous avec M. Shakti...



Nous avons rendez-vous dans la plantation du monsieur et, surtout, dans sa magnifique demeure.
Après avoir traversé plusieurs salles digne d'un musée, M. Shakti nous reçoit dans un petit salon  "à l'occidental" avec son satané chat sur les genoux, l'immonde bestiole ira se "blottir" sur les genoux de Beth pendant tout l'entretien. Beth me dira plus tard que ce chat est froid comme la tombe...

L'entretien en lui-même tourne vite à l'interrogatoire et aux menaces diffuses: Faraz? un contre-temps qui sera réglée bientôt; la pyramide inclinée? la seule vérité, vous devez y aller!

Bref encore un malade, mais un malade qui détient un vraie pouvoir sur le Caire et, même, sur le temps...

Du coup le départ pour les sables me semblent presque une bonne idée...


Fin de la session










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