Des histoires fantastiques et des contes vécuent lors de mes parties de jeux de rôle. Bonne Lecture!

lundi 26 octobre 2020

Mes lectures: octobre 2020

 Mes lectures: octobre 2020



Mercy Thompson, Le murmure du givre, tome 7

Editeur Milady
Auteur : Patricia BRIGGS

C'est quoi l'histoire?

Nous retrouvons notre mécanicienne change-forme préférée en train de faire des courses avec sa belle-fille quand, bien entendu, les choses vont déraper.

En effet, c’est la meute qui est la cible d’une attaque et bientôt plus personne ne répond présent…
Mercy va donc devoir se débrouiller seul et avec les moyens du bord. Et c’est là, sur ce point, que les choses commencent un peu à me lasser : Mercy prend des décisions dans l’urgence OK mais là on frôle l’invraisemblance. 

Un exemple pour illustrer ce point : la « planque » pour Jessy est l’une des idées les plus absurdes et les moins logiques. L’auteure explique le pourquoi du comment et ça semble logique mais là, quelques jours après avoir fini ma lecture, bah non c’était cousu de fil blanc que c’était une ânerie.
C’est un moment qui permet un autre développement et on comprend la trame de l’histoire mais justement, peut-être parce que j’enchaine les tomes, je commence à voir un peu trop facilement les rebondissements.

Pour revenir à l’histoire : la tension monte sur notre pauvre héroïne qui, contrairement au reste du « casting », n’est pas immortelle ou dur à tuer ou peut facilement régénérer. Mon sentiment est assez ambivalent du coup : j’apprécie d’avoir une vraie héroïne qui n’est pas une super héroïne ou une Marie Sue mais à force de lui en faire voir de toutes les couleurs on atteint la limite de cohérence du personnage. Je m’explique : Mercy ne peut pas régénérer ses blessures et finie chaque tome en vrac pour repartir de plus belle dans le tome suivant…

Bon je suis un peu dur mais cette saga est vraiment prenante et forcément j’attends beaucoup de chaque tome. Pis enchainer en quelques mois une saga qui s’étale « normalement » sur plusieurs années (entre ce tome et le précédent il y a 3 ans d’attente « normalement »), forcément, ça met en lumière des points qui passent sans soucis quand on attend son tome avec impatience ^^
Bref, un tome sympa qui me réconcilie avec Mercy et, surtout, il est temps de faire une petite pause pour savourer à nouveau ces histoires ^^




L’estrange malavanture de Mirella, 

Editeur L’école des loisirs
Collection : médium
Auteur : Flore VESCO

C’est quoi l’histoire ?

Mirella est une jeune porteuse d’eau de la ville d’Hamelin et nous allons suivre son étrange aventure alors que les rats commencent à apparaître partout en ville…
Pis Mirella est une habituée de la survie, elle voit le danger avant les autres et là c’est une étrange silhouette qui marche dans les rues…

Nous sommes plongés dans LE moyen-âge pouilleux, qui gratte et qui colle. Le style de l’auteure aide à cette immersion en utilisant des termes de vieux français, de « l’argot de l’an 1600 » ^^ et c’est vraiment très bien fait : ça donne une couleur au récit ET il reste parfaitement lisible sans un dictionnaire sous le coude (il y a un lexique bien pratique à la fin du livre mais les termes sont facilement identifiables).

C’est un vrai roman gourmandise qui reprend le conte du « joueur de flûte » est le retourne sans aucun respect et c’est justement ça la pointe acidulée qui rehausse encore le plaisir de lire.
Bref c’est un sans-faute pour moi, un livre qui m’a plu, un très bon moment, une auteure à suivre avec attention ^^




L’étrange vie de Nobody Owens, 

Editeur J’ai Lu
Auteur : Neil Gaiman

C’est quoi l’histoire ?

L’histoire commence avec « Le Jack », un tueur qui liquide sans pitié toute une famille. Mais, sinon il n’y a pas d’histoire, le bébé de la famille arrive à lui échapper et se réfugie dans le cimetière voisin.
Le bambin va alors grandir entouré de sa « nouvelle » famille : un couple de fantômes et son tuteur vampirique.
Hélas sa « non » mort pose problème pour un certain tueur qui ne l’a pas oublié…

A la lecture, je dois avouer que j’ai commencé en étant moyen emballé par cette histoire : le bout de chou de 2 ans qui s’en va, fesse à l’air, trouver refuge dans un cimetière… Bof niveau « cohérence ».
Puis l’auteur ajoute des « couches » à son histoire, des noms résonnent aux habitués du maître de Providence : Goule, autre monde…
Et surtout ce chapitre 4 qui conte une histoire touchante, magnifique presque autonome dans le reste du roman.

Mais ça cloche à la lecture : je n’arrive pas à enchaîner les chapitres et j’ai une drôle d’impression : la trame de l’histoire à des « accrocs ». Je m’explique : un chapitre parle de Nobody Owens, un autre d’une sorte de méta plot autour de lui, puis une histoire simple sur un fantôme ou autre et rebelote sur un autre sujet.

J’ai fini le livre avec plaisir mais pas avec facilité. Pour un ouvrage de 250 pages environ c’est bien qu’il y a une bistrouille quelque part ^^

J’ai du coup fait un peu de recherche pour mettre le doigt sur ce « truc » qui m’a gêné à la lecture et je l’ai trouvé : l’auteur a d’abords écrit le chapitre 4 comme une nouvelle, un récit qui n’appelait pas de suite ou autre. Puis il a donné davantage de corps au personnage de Nobody en lui construisant un passé et une suite.
Et donc oui la trame n’est pas « lisse » car c’est une construction « après coup », le développement d’une histoire par le milieu.

Cette histoire reste une très chouette histoire mais, pour moi, j’aurais aimé avoir davantage du chapitre 4 que du reste ^^




Gardiens des cités perdues, Exil, tome 2
 
Editeur Lumen
Auteur : Shannon Messenger

C’est quoi l’histoire ?

On retrouve donc notre Sophie, la jeune télépathe, quelques semaines après la fin du premier roman et son exploit : enfermé le « grand brasier ».

L’histoire commence avec sa découverte d’une alicorne, un animal unique qui doit apporter l’Espoir dans la société elfe durement touché. Durement touché ? Le kidnapping de Dex et Sophie a jeté la panique dans les rangs dans une société où le crime n’existe pas ou même la notion de Mal est difficilement compréhensible.
Pour ne rien arranger, notre héroïne commence à développer de drôles de « symptômes ». Et si le Cygne noir en tripatouillant ses gênes l’avait transformé non en une arme mais « juste » en une elfe qui ne « fonctionne » pas normalement ?

Et là c’est une vraie bonne idée : Sophie ne devient pas une Mary Sue qui a X talents là où les autres n’ont qu’un pouvoir, Sophie est une puissante télépathe mais il y a des failles, Sophie trouve un animal légendaire mais ce dernier la plonge dans les ennuis…

Bref c’est très malin comme construction et ça donne envie de suivre les aventures de Sophie.
 Autant le dire tout de suite cette saga est vraiment très facile à lire. J’avais posé le précédent tome il y a un moment et pourtant j’ai vitre retrouvé mes marques : les noms des personnages sont « représentés » intelligemment, le cadre, les enjeux, tout est simple.

Alors oui les grincheux diront que c’est de la littérature jeunesse et qu’on est loin des intrigues à tiroir d’un Games of Thrones ou d’un The Witcher. Et bah c’est tant mieux : l’histoire avance, on découvre un nouvel univers, les relations avec les personnages sont claires et travaillées. 

Re Bref ^^, c’est un excellent page turner que je recommande chaudement !

jeudi 1 octobre 2020

Campagne de l'Appel de Cthulhu: Le Jour de la Bête: Chapitre 7: "La chose dans le puits"

 


Gabriella rentre tard de son cabinet de consultation quand la transe balaye la Réalité autour d’elle. Elle voit une forme, quelque chose qui se déplace rapidement au ras du sol, dans une ruelle humide et froide. Elle distingue une silhouette qui fuit « devant elle ». Puis la silhouette se retourne et elle devine un gamin des rues, paniqué devant l’horreur qui lui arrive dessus et se jette sur lui, étouffant un appel à l’aide…

 


Et la Réalité la retrouve, sur ce même trottoir gelé de New-York. Nous sommes le 11 janvier 1929 et, quelque part, une chose tue…

 

Sans même être surprise, elle trouve un colis de madame Lemond qui l’attend chez elle. Elle l’ouvre et découvre l’enregistrement, elle en est sûre, de la transe qu’elle vient d’avoir et un mot indiquant que des meurtres ont lieu à Boston, en lien avec le Jour de la Bête…

Elle appelle alors Helen pour savoir si elle aussi a eu les mêmes visions. Helen l’admet facilement mais lui indique aussi qu’elle préfère, pour le moment, rester en retrait de ces affaires surnaturelles. Elle a « déjà » un poumon « magiquement contenu dans une urne égyptienne et ce stress la pousse déjà à la limite de sa santé mentale.

Puis elle appelle Simeon, qui lui aussi, décline son « invitation » même si il reconnait avoir les mêmes visions. Il doit tenir sa boutique…

 

Gabriella se tourne alors vers son contact habituel, l’agent Rex Ferguson du Bureau Fédéral, qui, au même instant, échange avec Mieszcko, son ami infirmier, sur une étrange affaire de tueur en série à Boston.

 

Pour cette partie, nous disons donc un au revoir passager à Helen et Simeon pour retrouver Rex et Mieszcko (le groupe au complet du scénario des mines infectés d’insectes de Shaggai).

 

Meurtres sous la neige

Rex se présente au bureau de la police de Boston en compagnie de Gabriella et Mieszcko. Ils sont conduis au bureau de l’inspecteur Earlbright. Un « vétéran » qui n’a pourtant jamais vu une telle horreur.



Il leur propose d’aller sur les lieux des meurtres car oui depuis le 9 janvier, le tueur a déjà sauvagement assassiné trois enfants des quartiers malfamés du nord de Boston.

Le premier lieu est une gare de triage, au milieu des rails. La neige a déjà tout effacé et il n’y a plus aucune trace. L’inspecteur se repose sur les témoignages : Sally Butcher, une gamine des rues a été retrouvée ici, couverte de trace de coups et les doigts comme brûlés par le froid.

Plus loin, dans le « quartier » entre les entrepôts, c’est dans une ruelle humide que l’inspecteur s’arrête.

C’est le lieu du deuxième meurtre et c’est une bande de gamins qui a découvert leur ami, derrière une benne à ordure. Le jeune Miles O’Leary était recouvert d’une bave noire, des traces de morsures sur le corps et, également, les doigts brûlés par un acide.



L’inspecteur explique qu’il n’y a pas eu davantage d’autopsie car pour les autorités il n’y a avait rien de plus que des gamins des rues victimes d’un règlement de compte… Il était connu que la sœur de la première victime est une prostituée et que la bande de gamin de Miles serve d’indic aux mafieux du coin…

Gabriella inspecte quand même le lieu et découvre une marque, une trace d’un liquide noire qui a gelé, bloquée sous la benne à ordure. Elle décide de sonder psychiquement cette chose et revoir clairement l’agresseur de ses visions qui était, ici, caché sous la benne, un espace de moins de 30cm de hauteur…

 


Le dernier lieu se situe devant un des immeubles ouvriers du même quartier, devant l’entrée. Le corps du pauvre Luigi Rizzi a été retrouvé par les habitants et la police a, enfin, était sur place… L’inspecteur donne le compte-rendu de l’autopsie : le corps avait, lui aussi, les traces d’une bave noire, des marques de morsures mais surtout des morceaux de chair manquant et le ventre fourragé comme par un prédateur. Le tueur qui a attaqué cet enfant l’a en partie dévoré…

 

De retour au commissariat, l’inspecteur leur donne le reste de ses « découvertes ». Il y a eu une affaire aussi brutale, il y a 40 ans : deux meurtres sauvages dans les mêmes environs. Il a creusé et trouvé un fait sans rapport : la mort d’un couple après la perte de leur enfant : les Cornwallis (Ambrose et Emily) qui sont inhumé au cimetière All Heart. L’inspecteur s’en souvient car il était fait mention dans la dépêche qu’un illuminé avait voulu profaner le corps de monsieur Cornwallis car c’était un sorcier…

Il ne reste aujourd’hui qu’une bicoque abandonnée, habitée par une vieille dame complètement sénile, Sarah Cornwallis, la sœur d’Ambrose.

Mais bon tout ça n’aide pas vraiment à résoudre son affaire car 40 ans plus tard ces histoires ne servent plus à grand-chose…

 

La vieille dame et le monstre

Pourtant pour nos amis, il y a quelque chose à creuser sans mauvais jeux de mots. Ils se rendent donc au cimetière en ce début d’après-midi. Ils trouvent la tombe du couple Cornwallis et celle de leur enfant mort-né, Jérémy.

Gabriella cherche à sonder psychiquement les lieux et touche la tombe du couple. La décharge est violent et la malfaisance d’Ambrose la frappe physiquement : cet homme a participé à un projet d’une noirceur absolu dans un but incompréhensible mais mortel. Ambrose était bien un « sorcier » mais un de ceux qui cherchent la ruine du monde…

 

Nos amis décident donc de se rendre chez les Cornwallis, enfin chez la sœur d’Ambrose. Il est 17h et c’est une bonne heure pour prendre le thé, non ?

 

La maison est impressionnante : une tour flanque une construction classique perdue aux milieux des mauvaises herbes et des ronces. Le toit semble avoir connu des jours meilleurs et de nombreux carreaux sont cassés. Effectivement si on n’aperçoit pas la silhouette d’une vieille dame, la maison semble abandonnée depuis des années.

Devant la porte d’entrée, il y un sac de provision et des magazines.

 

Sarah vient leur ouvrir et de suite les fait entrer. Elle leur annonce que son frère travaille encore mais qu’il sera ravi de les voir. Puis, la surprise de nos amis non encore passée, elle injure ce pauvre Mieszcko : ton patron est infoutu de me livrer les poulets dans les temps espèce de bon à rien de gamin des rues ! Puis elle poursuit la conversation sur sa jolie belle-sœur qui n’est pas encore rentrée…



Sarah est définitivement folle mais nos amis « profitent » de ses absences pour aller visiter l’étage où « Ambrose travaille ».

Miezscko, lui, décide de descendre à la cave pour voir s’il n’y a rien « d’emprisonner » en bas. En effet, il a trouvé dans la cuisine une pile de poulets plus ou moins décomposé qui représente bien trop de nourriture pour une vieille dame.

Il n’y a personne mais une baignoire impériale repose sur le sol en terre battue et, au-dessus, il y a une perche en bois qui tient un hochet…

Il décide donc de remonter pour prévenir ses amis de sa découverte.

 

Gabriella et Rex, pendant ce temps, trouvent une porte qui donne sur un escalier étroit qui mène à une trappe qui s’ouvre dans la tour vue de l’extérieur. C’est un vaste labo avec des murs couverts de généalogie, une lunette astronomique, des piles documents, de registres de naissances et une boite de lunette.

Gabriella étudie les schémas sur le mur et un carnet de note:

Le Docteur Ambrose faisait partie d’une confrérie, la confrérie de la Bête,

Cette confrérie attendait la venue d’un « Enfant »,

Un certain baron Hauptmann, habitant en Transylvanie, dirige cette confrérie,

1880 : le docteur informe le baron qu’il a trouvé « l’Enfant »,

 23 octobe 1890 : Ambrose indique que sa femme a utilisé les lunettes et a eut un « accident »,

3 juillet 1891 : naissance de Jérémy, le docteur indique qu’il va s’en occuper en le plaçant dans une baignoire à la cave,

Un nom semble être celui de « l’Enfant » : Andrew Chandler, le milliardaire, le patron humaniste de la NWI, pressenti pour obtenir le prix Nobel de la Paix…

 


Rex décide d’étudier la boite de lunette : à l’intérieur il trouve une étrange paire de lunette aux verres irisés et deux lettres dont l’adresse pointe vers la Roumanie et la belle province de Transylvanie.

Les lettres sont de la main d ‘un certain baron Hauptmann (même écriture que la lettre retrouvé chez le docteur Lewis, le médecin-serpent de Londres) qui, en 1880, félicite Ambrose d’avoir trouvé « l’Enfant » et il viendra lui-même s’en occuper pour le « préparer ». La seconde lettre, en 1890, indique que la « confrérie » félicite Ambrose et que le baron lui offre une paire de lunette dont il lui expliquera le fonctionnement bientôt.

 

Rex décide de mettre ses fameuses lunettes. Rien de particulier se produit à part peut-être des reflets autour de la silhouette de Gabriella. Puis le monde semble « couler » et remplacer par une sorte de vide blanchâtre et un sol gluant, noir comme du bitume mais en même temps solide. L’air semble emplit de « nuages » de couleurs impossible à décrire. Dans le dos de Rex, une chose arachnéenne émarge du sol : elle a des bras/pattes fait d’un goudron noir et brûlant, un corps ramassé comme comprimé et un visage fait d’une sorte d’écorce blanche, un visage sans expression ou regard. Rex essaye d’enlever les lunettes mais la chose est plus rapide et le griffe violemment en lui sautant sur le torse. Il arrive à enlever les lunettes avant de s’effondrer, la chemise arrachée et 6 marques de griffes zébrant son torse.

 


C’est à cet instant que Mieszcko arrive et peut alors apporter les premiers soins à son ami.

 

Nos investigateurs décident de sortir de ce labo. En passant devant la cuisine, ils trouvent un papier d’emballage gras, bloqué sous la porte donnant sur la cave.

Ils savent qui il y a une chose en bas, une chose qui était l’enfant de la compagne d’Ambrose, la belle Emily et d’une chose d’un autre monde.

Dans la cave, la baignoire s’est remplie d’un liquide noir comme du goudron. Un bras/tentacule sort du liquide et fait teinter le hochet avec un gloussement enfantin. Puis la chose/Jérémy se redresse et avance vers nos amis, découvrant d’innombrables bouches sur son corps, des bouches avides de sang.

Rex ne scille pas devant cette chose, braque le contre du masque de la chose et fait feu avec son fidèle automatique. La balle fracasse la membrane du « masque » et la chose perds sa cohésion. Elle s’effondre en un magma noirâtre et nauséabond qui termine de se décomposer en une trace humide sur la terre battue.

 

Nos investigateurs quittent la maison, reste sur Boston quelques jours pour « approfondir » (en fait juste pour donner le change) l’enquête puis annonce à l’inspecteur Earlbright qu’il n’y aura plus de meurtre…

FIN

vendredi 25 septembre 2020

Mes lectures: septembre 2020

 

Mes lectures: septembre 2020

Alors oui je ne vais pas parler de suppléments de JDR dans cette nouvelle série d'article mais juste de mes lectures du mois passé pour partager mes goûts et parfois les loupés.

IMPORTANT: je ne spoil pas donc pas d'inquiétude ^^
IMPORTANT 2, le retour: quand je parle du tome 6 par exemple, j'ai bien entendu lu les premiers tomes avant. C'est évident mais bon... ^^

Mercy Thompson, La croix d'ossements, tome 4
Editeur Milady
Auteur : Patricia BRIGGS

C'est quoi l'histoire?

Nous retrouvons notre mécanicienne change-forme préférée. Ici les conséquences de ces choix dans le tome 2 lui reviennent en plein visage et violemment.

On ajoute également une histoire de coeur, vraiment pas simple car "réaliste". Je m'explique: nous sommes à des kilomètres du "oui mais non je t'aime mais non mais oh que c'est trop compliqué mais en suis-je sûr?". C'est une histoire qui  se construit, lentement, avec le contexte surnaturelle et sans brusquer les choses avec "la scène" d'amour torride "obligatoire" (non c'est bien mieux écrit ici ^^).

Dans ce tome, c'est à nouveau vers la société vampirique que l'auteure nous invite à suivre les méandres politiques, les complots et autres bassesses aux conséquences mortelles. En même temps, point qui m'a un peu chagriné, nous avons une "quête annexe" en lien avec le classique "une amie vient chercher de l'aide". Pas l'intro la plus originale du monde mais les développements... Mais je ne vais pas vous spolier la suite ^^

L'auteure prends son temps pour poser les choses, sans faire du surplace ou du remplissage. C'est un développement d'univers intelligent, sans frénésie de détails.

J'ai vraiment aimé retrouver ce personnage et son univers. Je ne galère pas à retenir les noms des personnages et leurs caractères. Je ne suis pas noyé sous une masse d'information absurde. Bref c'est simple à lire, agréable sans être non plus simpliste.

Ce tome est un excellent page turner, passionnant et c'est mon moment "friandise" entre deux pavés de SF ^^




Mercy Thompson, le grimoire d'argent, tome 5

Editeur Milady
Auteur : Patricia BRIGGS

C'est quoi l'histoire?

Oui il y a des mois comme ça où j'enchaîne les tomes de la même saga ^^

Dans ce tome, l'auteure nous emmène vers le monde caché des féés, les faés qui ne sont toujours pas aussi "too cute" que dans les légendes.

Et, comme dans le tome d'avant, il y a une "quête annexe" qui, ici, prends le pas sur la trame qui donne son nom au livre. Étrange et un peu perturbant pour mon esprit cartésien mais sinon rien de bien grave. Surtout que cette histoire est issue du développement d'un personnage et arrive donc "logiquement" sans sensation de "bourrer" une nouvelle intrigue.

J'aime toujours autant cette façon de faire: l'histoire, la saga, l'univers de Mercy se nourrit des tomes précédents, gagne en profondeur, sans artifices (le fameux cousin éloigné ou le vieux potes de régiment ^^). C'est très bien fait et très agréable à lire.

Bref, un tome plus sombre, plus désespéré qui a sa "couleur" propre dans cette saga mais ne manque pas de faire avancer un ensemble d'intrigues qui annoncent le meilleur pour la suite.

En conclusion c'est toujours aussi bon et je vais dévorer la suite de ce pas ^^





Mercy Thompson, la marque du fleuve, tome 6

Editeur Milady
Auteur : Patricia BRIGGS

C'est quoi l'histoire?

Mercy et Adam, notre belle histoire d'amour va enfin se concrétiser par un chouette événement puis par une lune de miel dans un lieu sauvage et.... Et oui tout va partir de travers avec une nouvelle menace surnaturelle qui tombe sur notre garagiste préférée ^^

Sur ce tome, je suis un peu passée à coté de l'affrontement avec la "chose": l'histoire est prenante mais le schéma du pourquoi et du comment de la présence de cette "chose" me laisse une drôle d'impression. C'est "facile" comme explication et tellement loin des constructions particulièrement habiles que l'on retrouve dans les autres romans de la saga.

Par contre j'ai beaucoup aimé la prise en compte du monde magique indien et des esprits. On y retrouve du Neil Gaiman dans cette façon de présenter ces mythes dans notre "quotidien". Très très bon passage qui, pour moi, sauve une intrigue un peu en dessous des autres.

En conclusion, un tome "oui-pas mal" et j'espère que le prochain va vite remonter le niveau ^^

lundi 21 septembre 2020

Campagne de l'Appel de Cthulhu: Le Jour de la Bête: Chapitre 6: "Les fils d'Horus"

 

IMPORTANT: je vais ajouter des notes MJ dans ce scénario qui, pour ma part, m'a posé de nombreux problèmes et demandait vraiment beaucoup de travail de lissage.Nous avons passé un bon moment mais si je fais rejouer cette campagne, ce scénario passera également à la trappe.

IMPORTANT bis ^^ce scénario est une création par rapport à la version d'origine de la campagne et, WARNING, tisse des liens importants, sous forme de clins d’œils assez peu subtils, avec la campagne des Masques de Nyarlathotep... Il faut le savoir pour éviter les ennuis de spoil par accident.




Pour cette session, le groupe de PJ reste le même avec Helen la musicienne, Gabriella la médium et Simeon le libraire.

Une soirée au théâtre inoubliable


Nos amis retrouvent Nadim El Nassif qui les a invité à une soirée à l'opéra, au Royal Opera House, pour une première d'Aïda.

Nous sommes le 11 novembre 1928.

Note du MJ: donc oui dans le scénario, normalement, cet opéra est remplacé par un autre et ça permet de justifier comment Nadim peut avoir d'aussi bonne place... Mouais, je préfère jouer Nadim comme  quelqu'un d'influent et de riche et donc sans besoin de cette pirouette scénaristique.

Nadim est un hôte toujours aussi volubile et ce soir il porte, encore, cet étrange collier: un ankh noir inversée sertie sur un collier en argent qui semble incroyablement ancien.

Nadim El Nassif


Nos amis n'y prêtent pas davantage attention et s'installent sur les places prises par Nadim: premier rang, juste devant la scène et la fosse d'orchestre: les meilleures places!

Helen est bien entendu aux anges ^^

Nadim, sur un ton taquin, explique à Simeon comment avoir l'air d'écouter attentivement la musique alors qu'en fait on a piqué du nez.

L'opéra commence...

Mais, quelques minutes après le début du spectacle, un des danseurs s'approche du devant de la scène, au grand étonnement des chanteurs et du chef d'orchestre. Puis il pointe son sabre, qui ne semble plus si factice, vers Nadim et l'injurie en arabe avant de sauter de scène et de se diriger vers lui avec des intentions clairement belliqueuses.


Note MJ: oui il s'agit de l'entrée en scène d'une nouvelle faction qui n'aura d'importance que pendant ce chapitre pour constituer des "alliées". Bon quand on voit leur façon d'opérer et leur "discrétion"...

Le forcené est rapidement maîtrisé et l'opéra évacué.

Nadim ne souhaitant pas finir la soirée sur ce malheureux incident invite nos amis au Louxor pour clore la nuit par une note plus gourmande.

Le repas se passe très bien. Nos amis profitent d'une repas traditionnel absolument délicieux, accompagnés de bons vins. Ils sont en plus installé dans un salon privé, le salon Horus et peuvent profiter de la soirée sans être ennuyé.

Pourtant, d'un coup, ils se sentent soudain lourd, fatigués, ivre de fatigue même et ils s'effondrent tous les quatre. Dans un dernier sursaut avant de sombrer, Helen aperçoit un homme qui lui sourit...

Note du MJ: eh oui, je n'aime pas ces procédés mais je n'ai pas réussit à ne pas sortir cette facilité scénaristique: le repas empoissonné... et zou tout le monde s'endort...

Le terrible réveil


Nos investigateurs sont réveillé par des hurlements, ceux d'une femme de ménage. Helen est sur le ventre, l'arrière de sa robe a été arraché, même chose pour Gabriella, Simeon, lui se réveille sur le dos, la chemise ouverte dévoilant une ligne de sang au niveau de son ventre. Mais la vraie scène d'horreur est sur la table du dîner: Nadim est allongé sur le dos, ouvert de la base de la gorge au milieu du ventre, le cœur arraché et placé dans sa main...

Avant l'arrivé de la police, Gabriella récupère le carnet de note de Nadim et une carte de visite qui sert de marque-page au nom d'Horatio Puck, un égyptologue du British museum.

Note du MJ: alors oui j'ai laissé ce nom de PNJ incongrue mais pas les autres (oui il y a "pire" avec par exemple le docteur Lecter de l'hôpital où vont arriver vos PJ)...

C'est à l'hôpital que nos comparses reprennent leurs esprits et entendent à demi-mot que la police fera tout pour trouver le meurtrier de leur ami mais qu'il faut rester discret: l’assassinat barbare d'un ressortissant égyptien en plein Londres pourrait provoquer un scandale international.

Mais avant de partir, nos amis ont rendez-vous avec le chef de service de l'hôpital. Il leur annonce alors une terrible nouvelle: ils ont revérifié plusieurs fois les radios, les examens, les palpations mais voilà: ils devraient être mort! Pourquoi? Ils leur manquent à chacun un organe vital:
- un poumon pour Helen
- le foie pour Gabriella
- l'estomac pour Simeon
et un serveur a subit la même chose: il lui manque l’intestin grêle...

Nos investigateurs accusent rudement le coup mais décident de tout tenter pour "retrouver" leurs organes. Ils décident donc d'abords de se rendre au British museum pour y rencontrer le Docteur Horatio Puck.



Sur place, ils rencontrent le fameux égyptologue. Il est attristé d'apprendre la triste fin de Nadim mais sans être très surpris. Il explique: Nadim fournissait au musée des pièces uniques mais avait aussi tendance à "provoquer" les gens en portant ces parures sur lui. Vu le contexte actuel, il a sûrement payé ce manque de discrétion...

Horatio Puck

Sur leurs "problèmes", Horatio ne sait quoi dire. Il leur parle seulement du rituel de momification et que oui ces organes étaient "confiés" aux dieux par le biais de vases canopes...

Gabriella, le soir, à l'hôtel, tente de "lire" les traces de sang de Nadim qui se sont retrouvés sur la carte de visite de l'égyptologue: elle voit des vases canopes et du sable, le sable brûlant de l'Egypte ancienne.

Note du MJ: LE moment délicat où sur un simple "indice", il faut décider ses joueurs à partir à l'autre bout du monde ^^

Départ vers les sables de l'ancienne Egypte

Nos comparses arrivent au port d'Alexandrie le 27 novembre 1928 et décident de se rendre au comptoir du "contact" de Nadim. Manque de chance, le comptoir a été incendié et il ne reste plus grand chose debout.

Ils font le tour de l'édifice et découvrent trois enfants qui jouent dans le jardin derrière l'entrepôt. Les garçons fuient mais la jeune fille des rues restent et commencent à discuter avec Simeon dans un mélange d'arabe et d'argot anglais.

Asifa, petite fille des rues débrouillarde


Asifa leur apprend qu'un monsieur de l'armée est venue et à hurler après le patron car il avait vendu un collier à un contact à Londres. C’était il y a quinze jours et puis le comptoir a été attaqué la nuit par des serpents ailés qui crachent du feu... Bon c'est le moment où Simeon a décroché de la conversation et retenu juste le nom du britannique: le colonel Cotten.

Le "fameux" colonel Cotten habite dans une résidence du quartier blanc d'Alexandrie, celui où la police n'est pas égyptienne si on peut dire.

Nos investigateurs sont accueillit par Oluwa, une domestique qui les conduit dans un petit salon et va voir si le colonel a fini sa conversation avec Miss Silverstone.


Nos amis tiquent sur le comportement de la jeune femme qui semble bien "proche" d'un colonel britannique...

Miss Silverstone fait son entrée accompagné d'Oluwa, puis le colonel ferme la marche et apprend qu'il a donc un nouveau rendez-vous.

Miss Silverstone



Le colonel est vraiment le dernier des .... bref un personnage assez répugnant pensant que l'Egypte ne serait rien sans lui et ses découvertes. Après tout, c'est lui qui a trouvé une cache secrète dans le temple d'Abou Simbel!

Colonel Cotten

Et oui il a la preuve de sa découverte et présente à nos amis un antique parchemin couvert de hiéroglyphes et d'annotations "de sa main". Simeon ravale sa rancœur de voir un tel document historique détruit par cet espèce de ... mais en fait la lecture.

Et c'est très intéressant: l'amant d'une reine maudite pouvant revenir à la vie si on lui sacrifie les organes "enlevés" par la momification... Nos amis savent maintenant pourquoi ils ne sont pas mort: le rituel de transfert de leurs organes vers la momie doit les maintenir en vie mais dès que le rituel sera achevé...

Oluwa revient avec le thé et surprend le colonel en train de se vanter. Elle se place derrière lui et place sa main sur son épaule. Ce dernier réagit de suite et congédie nos amis.

Expédition dans les sables mortels


La destination prochaine est hélas assez simple: Assouan et le temple d'Abou Simbel.

Nos investigateurs décident quand même de revenir sur leurs pas pour observer la demeure du colonel: c'est le grand départ apparemment, il y a deux voitures noires, chargées pour une longue expédition...

Il est donc temps de partir.

Après un long trajet en train, voiture... nos amis arrivent le 29 novembre, à la tombée de la nuit, au pied du temple d'Abou Simbel.



Note du MJ: alors oui le scénario prévoit de"meubler" ce trajet avec l'attaque d'une horreur chasseresse mais ce n'est pas logique: les PJ DOIVENT rester en vie sinon leur organe meurt et le rituel échoue (point abordé par le scénario dans la conclusion). Quand on connait la puissance d'une horreur... Bref, on zappe ^^

Il y a deux voitures noires devant le temple...

Gabriella découvre également les corps des gardes de nuit, la tête arrachée par une chose à la force aberrante.

Puis ils entrent dans le temple avec leurs lampes tempêtes.

Au fond de la première salle, ils trouvent un trou dans la paroi qui les emmènent dans un labyrinthe où l'ai stagne et l'odeur de poussière rends la respiration difficile.

Ils entendent le bruit d'un générateur et s'y rendent. Sur place ils découvrent un graphiti avec des indications pour ne pas "ennuyer les enfants du sphinx" et, "surtout", des bidons d'essence.

Ils suivent donc le chemin et effectivement, à chaque croisement, ils semblent distinguer dans le noir, des formes massives qui se déplacent...



Ils approchent alors d'une salle, éclairé, et entendent des chants...



Quatre hommes en toge noire tiennent des vases canopes au dessus d'un encensoir et semble servir de chœur aux chants que prononcent Oluwa. Elle est de l'autre côté de la salle, à droite d'un trône en pierre sur lequel est posé une momie portant une étrange couronne mais surtout le collier "de" Nadim, celui de la reine Nitocris.

A la gauche de la momie, Helen reconnait l'homme qui, avec sa magie noire, leur a volé leurs organes.

Nos amis passent rapidement à l'action. Un tir touche Oluwa de plein fouet mais c'est l'autre homme qui semble "prendre" le coup...

La magie de transfert commence...

Simeon a alors une étrange idée et tire sur le colonel car "sans lui pas de coeur et donc le rituel va échoué". Notre ami libraire appui donc sur la détente mais n'arrive qu'à blessé le colonel à l'épaule avant que ce dernier ne se fasse égorger par Oluwa...

Helen bouscule un des cultistes et récupère un des vases canopes. Elle l'ouvre pour "reprendre" l'organe... Hélas cela brise la magie noire et l'organe pourri immédiatement. Loin d'ici un serveur innocent meurt soudainement dans son lit d'hôpital.

Nos comparses changent de stratégie et abattent les cultistes et gardent précieusement leurs vases canopes fermés. Puis Gabriella et Simeon jettent un jerricane d'essence avant de l'enflammer. Oluwa périt brûlée vive et la momie se consume lentement.

Le rituel a échoué et nos amis ont "récupère" leurs organes...

Le retour vers les Etats-Unis se faisans encombre mais la paranoïa gagne nos amis: si le vase canope est ouvert... c'est la mort...

FIN

Note finale du MJ: ce scénario est une parenthèse dans la campagne mais donne quelques scènes sympas à jouer. Par contre il fait vraiment partie de cette longue "tradition" de scénario "pige mortel" qui sert à élaguer les groupes de PJ et donnent à l'Appel de Cthulu cette réputation de hachoir à personnages... Dommage








mardi 15 septembre 2020

Journal de campagne Rêve de dragon: Les jeux de Tourmaline

 Mémoire par le menu d'Elia Arador du Soleil, conteur et troubadour 

Ou comment notre héros sauva une femme en détresse, une ville et offrit la victoire à son ami!


Après des jours de marche, nous arrivons enfin en vue de la cité? ville? bourgade congestionnée dans une enceinte fortifiée? Bref, Tourmaline, pour participer aux jeux.

Pendant le trajet j'ai déjà transmis à Ogier tout mon savoir sur l'art de la lutte et du corps à corps pour permettre à mon ami de briller pendant les jeux.

Nous trouvons une auberge convenable près de la porte sanglante. Une de ces auberges où le dortoir est froid et glacial mais le personnel très accueillant, vraiment très accueillant mais bon laissons cela à l'imagination de mon lecteur.


Bref une première nuit très agréable dans les bras d'une belle. Cette ville remonte dans mon estime.


Les jeux: inscription et inauguration


Pour le plaisir je m’inscrit à la course et à la lutte. Pour l'épreuve de lutte, sans en parler à Ogier, je compte bien étudier les combattants pour lui apporter toute mon aide. Je prends donc sur moi de retenir mon talent pour qu'il puisse remporter cette épreuve.

Pour la course, c'est davantage pour assurer la sécurité de la petite Emily et de notre "joyeuse" Nineth. Je n'ai pas un goût immodéré pour la galopade terrestre mais j'ai, hélas, déjà dû faire preuve de la plus grande célérité pour éviter d'être estourbis par un mari décidément bien peu prêteur des charmes de madame... Douce jeunesse, mais je m'égare ^^

Pour la dernière épreuve, le tir à l'arc, c'est notre bon Albertus qui va représenter nos couleurs. Il estime déjà que tirer sur une cible immobile est une perte de temps et que sans le bruit de la chair perforée par sa flèche, il a peur de ne pas être à l'aise... Charmant compagnon de voyage n'est-il pas?

Le lendemain c'est donc l'inauguration et le début des jeux.

Nous voyons donc arriver tout un assortiment d'endimanchés qui porte un coffret contenant les dites médailles (pour le 1er et le second de chaque épreuve).

Avec la collègue Emily, on commence à imaginer comment ce jolie coffret pourrait, par hasard, se retrouvait dans nos poches. Mais bon, avec mon entrainement, je suis sûr qu'Ogier pourra ravir la médaille en lutte!

L'après-midi, c'est le premier tour pour l'épreuve de course: je reste en arrière pour surveiller nos coureuses qui arrivent donc sans mal à se qualifier. Comme tout héros, je reste dans l'ombre et me sacrifie sur l'autel de la réussite de mes camarades et "manque" donc ma fin de course.

Une soupe à l'oignon et une belle en détresse


Le matin, c'est le premier tour des épreuves de lutte. restant, comme prévu, en dessous de mon véritable niveau, je concède une victoire à un jeune prometteur. Puis j'observe les autres combats pour aider notre pauvre Ogier.

Bref, après une journée sans grand intérêt, bon, il est notable qu'Ogier a fait fuir trois ruffians avinés, certes. Mais bref, nous nous retrouvons tous à l'auberge pour le dîner. 

Toujours aux aguets pour assurer la protection de mes amis, je remarque un étrange goût dans le potage et me rends compte qu'une belle dame décide de quitter la taverne prestement.

Sophorène


Je décide donc de la suivre, après avoir indiqué à mes comparses d'arrêter de faire ripaille d'un potage "chargé".

La belle est en  détresse et je sais que cette tentative n'est qu'un appel au secours. Je la retrouve donc  rapidement et lui propose mon assistance. Elle affirme être fille de rien et ne souhaitait q'un peu. Je lui indique que moi aussi je suis partit de rien et qu'aujourd'hui je suis le conteur des plus grands!

Nos âmes entrent en résonance et la nuit vient jeter un voile pudique sur notre rencontre.

Bon, Emily, ma jeune comparse, ne goûte guère mes élans d'âme envers Sophorène mais elle est si jeune que tout ça la dépasse.

Dernier jour de jeu: la victoire d'un ami et quelques pièces


Enfin c'est le moment de gloire d'Ogier: la finale de la lutte. Sûr de lui, mes conseils et mes tactiques en tête, il est sûr de remporter la victoire.

Un peu gauche, mais il arrive à battre son premier adversaire avant de se retrouver devant le champion. Hélas, il se déconcentre (les cris "d'encouragements" de Nineth n'aident pas) et perd...

Bon il est second et je peux quand même être fier de lui. Tout mon travail a porté ses fruits!

Mais c'est au moment de la remise des médailles que les choses deviennent intéressante: l'endimanché en chef devient rouge pivoine quand il s'aperçoit que des oignons ont remplacé les belles médailles. Y a t-il un lien avec le haut-rêvant qui a été chassé à coup de pied dans le fondement il y a quelques temps...

Bref, le coffre part à l'eau et les jeux prennent fin...

mais pas pour tout le monde...

Avec la collègue Emily, on plonge dans l'eau froide du fleuve et rapidement nous retrouvons le coffret. Et, comme je m'y attendais, l'illusion s'est dissipée et nous sommes en possession de 6 belles médailles représentant un pécule intéressant.

Me considérant quitte de la ville, nous partons donc vers le sud avec "quelques" pièces en plus dans notre besace!

FIN

lundi 24 août 2020

Mes lectures: août 2020

 

Mes lectures: août 2020

Alors oui je ne vais pas parler de suppléments de JDR dans cette nouvelle série d'article mais juste de mes lectures du mois passé pour partager mes goûts et parfois les loupés.

IMPORTANT: je ne spoil pas donc pas d'inquiétude ^^
IMPORTANT 2, le retour: quand je parle du tome 6 par exemple, j'ai bien entendu lu les premiers tomes avant. C'est évident mais bon... ^^

Le prieuré de l'Oranger
Editeur: De Saxus
Collection: Fantasy
Auteur: Samantha SHANNON

C'est quoi l'histoire?

Nous sommes dans un monde "médiéval-fantastique": les dragons existent, la magie aussi mais peu...

Le Sans-nom est une créature qui a bien faillit provoquer la fin du monde. Enfin celui des humains, car ce dragon de feu titanesque voulait dominer le monde et l'offrir à son engeance écailleuse.

Mais, il y a mille ans, il a été emprisonné dans une partie de l'océan qui porte maintenant le nom d'Abysse, mer noire et morte servant de prison liquide au dragon de feu.

Toute son engeance s'est également "endormie"...

Selon La Vertu, une croyance des royaumes de l'Ouest: le Sans-nom restera piégé tant qu'il y aura une Berenthnet sur le trône d'Inys car elles sont les descendantes du Saint qui a terrassé le monstre.

Selon d'autre, le Saint est un usurpateur et c'est son "épouse" qui a sauvé le monde...

Pour d'autre, il s'agit d'un cycle "naturelle"...

Pour d'autre, le Sans-nom se réveille...

Pour parcourir ce monde décidément très riche, nous allons suivre les péripéties de Tané, une jeune femme cherchant à devenir dragonnière car oui les dragons de l'eau, eux, n'ont rien contre l'humanité; d'Ead une jeune femme chargé de protéger la reine d'Inys mais, dans son coeur, ne supporte par la Vertu qui fait passer la Mère pour une princesse lascive sauvée par le Saint...

S'ajoute deux autres personnages mais je ne vais pas spolier mais disons qu'ils donnent encore plus de fonds à cette histoire.

Je rajout quelques royaumes, des îles, des lieux magnifiques et un pays sous contrôle d'un "fils" du Sans-nom pour la bonne bouche. ^^

Car oui ce roman pose les bases d'un monde fantastique et, surtout même, nous fait voyager dans ce monde: on va traverser ce monde, découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux personnages, des traditions et des croyances qui se contredisent... Bref un vraie univers de fantasy!

Le style est très limpide, pas de jargon néo-fantastique pour faire genre, non simple et agréable ^^

Et les personnages! Un régal, un bonheur de construction, de profondeur! Pas de Mary Sue à l'horizon (une Mary Sue est un personnage qui réussit tout, apprend tout plus vite que les autres, bref c'est Rey dans Star Wars ^^). Non juste des personnages qui vivent, aiment, sont confrontés à des doutes sur leurs croyances et qui voient leurs certitudes voler en éclat.

C'est une très belle histoire, vivante et passionnante.

"Défaut" de cette qualité, le roman est un pavé de plus de 900 pages et c'est assez impressionnant quand on démarre la lecture. Pis l'édition du roman n'aide pas: il faut lire le bouquin posé pour éviter de péter le dos du livre mais c'est un détail ^^

En conclusion: Le Prieuré de l'Oranger mérite les louanges que l'on peut lire un peu partout. C'est une vraie réussite, un Everest qui mérite qu’on s'y attaque!


Anansi Boys
Editeur: J'ai Lu
Auteur: Neil GAIMAN

C'est quoi l'histoire?

Charlie Nancy, que tout le monde appelle "Gros Charlie", a une vie tranquille à Londres: une fiancée, un boulot et surtout la neutralité la plus absolue dans son quotidien. En effet "Gros Charlie" ne fait pas de vagues, jamais: une peur panique du ridicule ou d'être ridicule!

Tout bascule quand il apprends la disparition de son père et se retrouve à retraverser l'Atlantique pour les derniers adieux à un père fantasque et "bizarre".

Car oui tout va devenir très étrange pour Charlie, très étrange, d'une façon quasi "divine". ^^

Anansi Boys est le tome II du cycle entamé dans American Gods. Il est parfaitement indépendant mais le roman se place dans ce même univers très particulier où disons que les dieux et le folklore ne sont pas tellement des mythes...

Neil Gaiman est un conteur, un vrai. Il donne vie à son histoire avec un humour so british, une "magie" des galères du quotidien, de l'absurde ou des références qui font sourire à chaque fois. C'est un bonheur à lire et on termine le livre avec regret!

Les personnages sont touchant de folie douce et de "magie" particulière!

Bref, c'est un sans-faute du début à la fin, un livre qui fait voyager dans son univers et nous fait sourire puis nous attendrit, nous fait à nouveau rire! Merveilleux voyage et vivement la prochaine destination! 

mardi 28 juillet 2020

Mes lectures: juillet 2020


Mes lectures: juillet 2020


Alors oui je ne vais pas parler de suppléments de JDR dans cette nouvelle série d'article mais juste de mes lectures du mois passé pour partager mes goûts et parfois les loupés.

IMPORTANT: je ne spoil pas donc pas d'inquiétude ^^
IMPORTANT 2, le retour: quand je parle du tome 6 par exemple, j'ai bien entendu lu les premiers tomes avant. C'est évident mais bon... ^^



Gardiens des cités perdues, tome 1
Editeur Lumen
Auteur : Shannon MESSENGER

C'est quoi l'histoire?

Sophie a 12 ans et est déjà un génie en avance sur ses camarades d'université. Elle dispose d'une mémoire photographique mais également de la possibilité de percevoir les pensées des gens autour d'elle.

Tout bascule le jour où elle croise un jeune garçon de 15 ans lors de la visite d'un musée d'histoire naturelle. elle n'arrive pas à lire ses pensées mais surtout ce dernier lui affirme qu'elle n'est pas de ce monde et est une elfe...

Bon résumé comme ça, moi non plus je ne trouvais pas le bouquin extraordinaire mais j'ai bien fait de passer outre: l'histoire est vraiment prenante avec le mystère autour des origines de Sophie, le pourquoi de certaines de ses capacités alors qu'à coté elle se retrouve à la traîne par rapport aux autres elfes de son nouveau monde.

C'est du Harry Potter like mais du bon avec une vraie identité, un monde profond et bien construit et surtout des personnages secondaires qui ne sont pas toujours si "simpliste" qu'au premier abord (secret, drame, retournement de situation...).

Bref c'est vraiment très bon et je vais me prendre la suite sans soucis ^^

Mercy Thompson, Le baiser de fer, tome 3
Editeur Milady
Auteur : Patricia BRIGGS

C'est quoi l'histoire?

Après les loup-garous, les vampires, Mercy va se retrouver plonger dans les "affaires" des seigneurs gris, les maîtres de la communauté des fae.

Et de façon assez brutale, son mentor, Zee, se retrouve accusé de meurtre sur un humain...

La plongée dans cet univers présente un pan complexe de l'univers développée par l'auteure et c'est une sacrée claque. Un exemple? Un fae ne peut pas mentir, c'est un fait et donc Mercy pense que c'est simple de savoir la vérité. Et elle se trompe lourdement: ces fae ne sont pas la version Disney mais celles des vieilles histoires, des contes horribles et ne pas mentir n'empêche pas de piéger mortellement un humain...

Bref c'est très très bon!

Ah oui on ajoute une complexe histoire de rapprochement entre notre héroïne et deux loup-garous qui n'ont aucune tendance à la patience. Cette partie du roman, qui était partie pour me gonfler, est en fait très bien écrite et, surtout, sous l'angle des prédateurs violents que sont les loup-garous et pas une amourette de lycéens ^^

C'est encore un excellent tome et je suis content d'être passer outre le coté "bit-lit c'est pas pour moi" pour découvrir cette très chouette série.

ATTENTION spoiler soft: par contre, à la fin du roman, il y a une scène qui m'a dérangé et qui, pour moi, n'apporte pas grand chose à notre Mercy en dehors d'une séquence dérangeante...


Nevermoor, les défis de Morrigane Crow, tome 1
Editeur PKJ
Auteur : Jessica TOWNSEND

C'est quoi l'histoire?

Morrigane est une enfant maudite, elle est responsable de tous les tracas qui touchent les gens autour d'elle. C'est comme ça, elle est né le jour du Merveillon et donc elle est maudite... Et surtout elle mourra jeune, très jeune, avant ses 12 ans...

Et personne dans sa famille ne semble être particulièrement perturbé par cette fin si proche... Le père est un bloc de glace d'homme politique, sauce "URSS militaire" et sa mère est une femme frivole qui pense déjà à "remplacer" Morrigane, et on ajoute la grand-mère paternel plus glaçante q'un iceberg et on a déjà une fine équipe ^^

Pis ces moments où Morrigane doit écrire lettres d'excuses sur lettres d'excuses pour toutes les "catastrophes" du monde (ça va des chutes dans la rue au confiture ratée...). C'est très drôle et donne un ton très sympa au roman.

Mais, et si, quelque chose d'étrange se produisait?...


J'ai tout simplement adoré ce roman "jeunesse" qui convient très bien aussi aux plus grands ^^ Le style est clair, pas de description qu'il faut reprendre plusieurs fois pour enfin y comprendre quelque chose, des personnages attachants et facilement identifiables.

Et ces personnages, cet univers! C'est très très bien écrit et on s'attache facilement à Morrigane et son univers.

Bref un excellent premier tome et je file dévorer la suite ^^



Nevermoor, le Wundereur, tome 2
Editeur PKJ
Auteur : Jessica TOWNSEND

C'est quoi l'histoire?

Morrigane a réussit ses épreuves et commence donc sa scolarité avec le W doré sur son col. hélas les choses en sont pas simples pour quelqu'un qui comme elle, possède un pouvoir dangereux et meurtrier. Et tout se complique quand des membres de la société Wundrun commence à disparaître... Car qui d'autre qu'une Wundereur pourrait commettre de tels crimes...

On retrouve un style très fluide, facile à lire et passionnant : on passe des cours sur la cité folle de Nevermoor à une course-poursuite pour sauver un ami en passant par un concert avec un ange.

L'univers s'étoffe: le grand méchant est un vrai grand méchant et pas un manipulateur en carton et le mentor n'est pas une figure omnisciente et parfois se trompe. Une trame très intelligente donc.
 
Bref c'est toujours aussi prenant et immersif avec des retournements de situation qui nous garde en haleine.

Bref un sans faute pour moi ^^